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Bush promet de «finir le boulot» en Irak

Un journaliste portugais est enlevé, sa collègue blessée

15 novembre 2003  Actualités internationales
Washington — Les États-Unis ne quitteront pas l'Irak avant d'y avoir installé un régime démocratique, a affirmé le président George W. Bush alors que trois soldats et un civil américains ont été tués hier dans la région de Bagdad.

«Nous trouverons Saddam Hussein», a déclaré M. Bush en recevant à la Maison-Blanche le président de la République italienne, Carlo Azeglio Ciampi. «Nous resterons jusqu'à ce que nous ayons terminé notre travail, qui est celui d'un Irak libre et pacifique.»

Dans un entretien publié hier par le Financial Times et le Daily Telegraph de Londres, M. Bush affirmait: «Nous ne nous retirerons pas [d'Irak et d'Afghanistan] tant que le boulot ne sera pas fait. Point final.»

«Il n'y a pas de décision de se retirer plus tôt, bien au contraire, en fait. Le président [George W. Bush] a pris l'engagement que nous resterions là-bas aussi longtemps que nécessaire», avait auparavant déclaré le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, en visite sur l'île de Guam, dans le Pacifique Sud, dans le cadre d'une tournée qui le mènera également au Japon et en Corée du Sud.

Désormais, l'administrateur civil américain en Irak, Paul Bremer, aura pour mission de tenter d'accélérer le processus, a dit M. Rumsfeld. «Il retourne maintenant [à Bagdad, après des consultations à Washington] pour travailler avec le Conseil de gouvernement pour voir s'il y a un moyen de transférer les responsabilités à un rythme plus rapide.»

Les États-Unis n'ont pas encore trouvé en Irak une personnalité capable de jouer un rôle équivalent à celui d'Hamid Karzaï, le président afghan au pouvoir à Kaboul depuis la chute du régime des talibans, a cependant reconnu à Washington le secrétaire d'État américain, Colin Powell, tout en se déclarant convaincu «qu'une personnalité va émerger».

Après l'attentat de Nasiriya mercredi, qui a fait 27 morts, dont 18 soldats italiens, l'Australie a annoncé que ses troupes présentes au Moyen-Orient y resteront six mois de plus que prévu, jusqu'à la mi-2004.

Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a estimé à Bruxelles qu'une «plus grande contribution» internationale en faveur de la démocratisation de l'Irak était nécessaire. L'Italie, traumatisée par l'attentat de Nasiriya, a accueilli hier soir ses blessés tout en commençant les préparatifs pour des funérailles nationales mardi.

Demande de rançon

Au Japon, M. Rumsfeld a reçu le soutien du premier ministre japonais Junichiro Koizumi sur l'Irak mais pas d'engagement de déploiement militaire, une grande partie de l'opinion publique y étant hostile.

Le gouvernement japonais a décidé de surseoir à l'envoi de 150 soldats qui devaient effectuer le mois prochain une mission de reconnaissance dans le sud de l'Irak.

La France propose la constitution immédiate en Irak d'une assemblée consultative qui élirait un gouvernement provisoire dans le cadre d'«un processus d'urgence».

Un journaliste de radio portugais a été enlevé par des hommes armés et la correspondante d'une télévision portugaise a été blessée par balle hier matin lors d'une attaque en Irak à proximité de la frontière avec le Koweït, d'après les médias portugais. Une rançon de 50 000 $ a été demandée, selon la chaîne européenne Euronews.

«J'ai été enlevé, la situation est très compliquée, je ne peux pas parler», a affirmé par téléphone à l'agence portugaise Lusa l'envoyé spécial de la radio privée TSF, Carlos Raleiras.

Il faisait partie d'un groupe de journalistes portugais circulant en convoi à bord de trois jeeps et qui a été attaqué sur la route peu après avoir franchi la frontière entre le Koweït et l'Irak.

L'armée américaine a annoncé que deux soldats des forces spéciales et un civil américain qui travaillait pour l'armée américaine ont été tués et quatre autres blessés jeudi dans deux attaques séparées contre la coalition au nord de Bagdad, près de Samarra et près de Balad.

Un autre soldat a-méricain a été tué et deux autres ont été blessés hier soir dans une attaque contre leur convoi dans le centre de Bagdad.

Sept Irakiens ont été tués et un blessé par les tirs d'un hélicoptère américain, dans la nuit de jeudi à hier. L'armée américaine affirme avoir ouvert le feu sur des «ennemis qui se préparaient à tirer des roquettes» contre une base de l'armée à 200 kilomètres au nord de Bagdad.
 
 
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