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Washington minimise la nouvelle sur une ultime offre de paix de Saddam Hussein

Washington— La Maison-Blanche a tenté hier de minimiser l'importance d'une information selon laquelle elle aurait refusé une offre irakienne de paix et a affirmé que les États-Unis avaient étudié toutes les solutions de rechange pacifiques à la guerre.

«Les États-Unis ont épuisé toutes les possibilités crédibles et légitimes de résoudre les choses de façon pacifique avec l'Irak [...] Saddam Hussein a eu de nombreuses occasions de se soumettre», a déclaré à la presse Scott McClellan, porte-parole de la Maison-Blanche.

Selon la chaîne de télévision américaine ABC, un intermédiaire entre le responsable des services de renseignement de Saddam Hussein et des conseillers du Pentagone affirmerait avoir présenté avant la guerre une proposition de paix, rejetée par Washington.

Imad Hage, homme d'affaires libano-américain, a dit avoir rencontré en février l'ancien responsable des services de renseignement de Saddam Hussein, le général Tahir Habbouch, et en mars Richard Perle, ancien président du Conseil de la politique de défense du Pentagone.

ABC précise que Perle a confirmé cette rencontre à Londres. Cité par la chaîne de télévision, il a ajouté que la CIA l'avait dissuadé de rencontrer des responsables irakiens pour discuter de cette offre, comme il s'apprêtait à le faire.

D'après Hage, Habbouch, pour éviter une guerre, a proposé un «désarmement» vé-rifié par des agents américains et la remise d'un dirigeant d'al-Qaïda détenu en Irak. Cité par ABC, Hage assure avoir transmis cette proposition à des collaborateurs du secrétaire adjoint américain à la Défense, Paul Wolfowitz.

McClellan n'a pas souhaité dire si le président américain George Bush était au courant de cette proposition.

Les autorités américaines ont minimisé les informations fournies par ABC, affirmant que ces contacts s'inscrivaient dans le cadre plus général des nombreux efforts entrepris pour tenter d'éviter une guerre finalement déclenchée en mars.

«À l'approche de la guerre,

de très nombreuses personnes ont envoyé des signaux selon lesquels certains Irakiens pourraient avoir des intérêts à négocier. Ces signaux provenaient d'un large spectre de services de renseignement étrangers, de gouvernements, de tierces parties, de charlatans et de personnes agissant pour leur propre compte», a souligné un responsable américain.

«Au bout du compte, nous n'avons connaissance d'aucune personne capable de formuler une quelconque offre proche de l'acceptable pour le gouvernement américain ayant proposé un tel accord», a-t-il ajouté.
 
 
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