samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Iran - Une avocate nobélisée représentera la mère de Zhara Kazemi

Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix.
Photo : Agence Reuters
Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix.
Zahra Kazemi est morte en détention à Téhéran en juillet dernier après avoir pris des photos lors d'une manifestation. L'avocate iranienne Shirin Ebadi pourra participer au procès du présumé meurtrier, représentant la mère de Mme Kazemi. Le fils de cette dernière s'est toutefois dissocié de la démarche.

Téhéran — La justice iranienne a autorisé l'avocate iranienne Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix 2003, à représenter la famille de la photo-journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi, morte à la suite d'une garde à vue à Téhéran, lors du procès de son meurtrier présumé, a-t-on appris auprès de son cabinet et d'un magistrat.

Shirin Ebadi et son équipe pourront appeler des témoins à la barre et représenteront la famille lors de ce procès avec, pour objectif, de faire toute la lumière sur les circonstances de sa mort.

Zahra Kazemi, une citoyenne canadienne d'origine iranienne, est morte le 10 juillet, trois semaines après son interpellation alors qu'elle prenait des photos devant une prison de Téhéran lors d'une manifestation étudiante.

Le procès d'un agent du ministère des Renseignements, Mohammad Reza Aghdam Ahmadi, accusé de l'avoir frappée à mort lors de sa garde à vue, s'est ouvert le mois dernier.

Le fils de Mme Kazemi, Stephan Hachemi, a indiqué que Me Ebadi pourrait également représenter sa grand-mère mais pas lui, puisqu'il ne reconnaît pas la légitimité de la justice iranienne. «Ce n'est déjà plus un processus judiciaire mais une question politique qui nécessitera une solution politique», a-t-il soutenu en entrevue.

Tout en se disant «persuadé que Mme Ebadi peut soulever des questions importantes», M. Hachemi a admis son peu de foi dans tout ce processus. «Rien ne sortira de tout cela.»

La mort de la photo-journaliste montréalaise est devenue l'objet d'une lutte de pouvoirs entre réformateurs et conservateurs au sommet de l'État iranien. Le Parlement, dominé par les réformateurs, accuse le procureur Saeed Mortazavi, un représentant de la ligne dure, d'avoir placé illégalement en détention Zahra Kazemi, puis d'avoir dissimulé les circonstances de sa mort.

Le Canada s'est plaint auprès de l'Iran de la gestion de l'affaire et l'a menacé de sanctions. L'ambassadeur canadien Philip Mackinnon avait été rappelé après l'inhumation de la journaliste en Irak, contre la volonté de son fils et des autorités canadiennes. L'ambassadeur est ensuite revenu en Iran, où il a assisté à l'ouverture du procès.

De son côté, Mme Tanya Churchmuch, porte-parole de Reporters sans frontières, s'est montrée plus optimiste que le fils de Mme Kazemi. Selon elle, la réputation de Me Ebadi la précède et le fait qu'elle vienne tout juste de recevoir le prix Nobel de la paix joue en sa faveur. «C'est ce qui pouvait arriver de mieux», a commenté la reporter montréalaise.

Mme Churchmuch admet toutefois que la seule présence de Me Ebadi ne suffit pas à garantir un procès juste et équitable. «Est-ce que la bonne personne va un jour se retrouver devant le tribunal? C'est difficile d'y croire.»

L'équipe de Me Ebadi inclura trois autres avocats expérimentés dans la question de la défense des droits de l'homme: Mohammad Ali Dadkhah, Mohammad Seifzadeh et Abdolfattah Soltani.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012