Bush choisit la bravade
Le président américain promet en conférence de presse de ne pas se laisser intimider par les attentats en Irak
29 octobre 2003
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
À Tikrit, le fief de Saddam Hussein, les soldats américains confisquent les motocyclettes.
Washington — Face à la multiplication des attentats en Irak et aux critiques sur le manque de préparation des États-Unis pour stabiliser ce pays, George W. Bush a affirmé hier que son administration entendait maintenir sa stratégie et ne se laisserait pas intimider. «Nous ne nous laisserons pas intimider», a affirmé le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, en soulignant que «l'Irak reste un endroit dangereux».
L'explosion d'une voiture piégée hier a fait au moins six morts à Falloujah, à l'ouest de Bagdad, au lendemain d'une journée sanglante où 43 personnes ont été tuées dans cinq attentats suicide commis dans la capitale irakienne.
Interrogé sur les auteurs de ces attaques, George W. Bush a estimé «qu'ils sont soit, ou à la fois, et probablement les deux, des baassistes ou des terroristes étrangers», faisant allusion aux membres du parti du dirigeant déchu Saddam Hussein. «Ils veulent tuer et créer le chaos», a-t-il souligné, ajoutant que les terroristes «veulent nous voir partir, mais nous ne partons pas».
Le président américain a convoqué au dernier moment hier une conférence de presse, un exercice qu'il indique lui-même ne pas apprécier, entre son retour d'un voyage officiel en Asie et le début aujourd'hui d'une tournée de six jours aux États-Unis, à un an de l'élection présidentielle qui le voit remettre son mandat en jeu. Son but était de répondre aux critiques de plus en plus vives visant le manque de préparation de son administration pour gérer l'après-guerre en Irak, où 106 soldats américains ont été tués au combat depuis le 1er mai.
Interrogé sur le point de savoir si son annonce ce jour-là sur la fin des opérations militaires majeures en Irak était prématurée, M. Bush a refusé de se dédire. «Vous devez relire mon discours. J'ai dit que l'Irak était un endroit dangereux, que nous avions encore beaucoup de travail à faire. Nous venions de terminer une campagne militaire victorieuse et je voulais remercier les troupes», a-t-il répondu.
La mise en scène choisie pour cette déclaration, un porte-avion croisant au large des côtes californiennes sur lequel le président avait apponté en combinaison de pilote, lui est aujourd'hui reprochée par l'opposition démocrate, qui l'accuse d'exploiter la guerre à des fins électorales.
Selon un sondage publié lundi, 50 % des Américains désapprouvent la façon dont leur pays mène la guerre en Irak alors que 47 % l'approuvent. En avril, juste après la chute de Bagdad, les opinions étaient favorables à 80 %. La cote de popularité du président reste toutefois relativement bonne, avec 53 % des personnes interrogées approuvant la façon dont il exerce son mandat contre 42 % la désapprouvant.
M. Bush a soutenu hier les principaux membres de son administration chargés de la politique irakienne et notamment sa conseillère pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice, cible des critiques des médias.
Le président a appelé hier le Congrès américain à se mettre au plus vite d'accord sur le collectif budgétaire de quelque 87 milliards de dollars qu'il demande pour financer la stabilisation et la reconstruction de l'Irak et de l'Afghanistan.
Les deux chambres ont voté des textes différents qu'elles doivent maintenant réconcilier et la Maison-Blanche a brandi la menace d'un veto si le Sénat persiste dans son intention de convertir en prêts environ dix milliards de dons prévus pour l'Irak.
L'explosion d'une voiture piégée hier a fait au moins six morts à Falloujah, à l'ouest de Bagdad, au lendemain d'une journée sanglante où 43 personnes ont été tuées dans cinq attentats suicide commis dans la capitale irakienne.
Interrogé sur les auteurs de ces attaques, George W. Bush a estimé «qu'ils sont soit, ou à la fois, et probablement les deux, des baassistes ou des terroristes étrangers», faisant allusion aux membres du parti du dirigeant déchu Saddam Hussein. «Ils veulent tuer et créer le chaos», a-t-il souligné, ajoutant que les terroristes «veulent nous voir partir, mais nous ne partons pas».
Le président américain a convoqué au dernier moment hier une conférence de presse, un exercice qu'il indique lui-même ne pas apprécier, entre son retour d'un voyage officiel en Asie et le début aujourd'hui d'une tournée de six jours aux États-Unis, à un an de l'élection présidentielle qui le voit remettre son mandat en jeu. Son but était de répondre aux critiques de plus en plus vives visant le manque de préparation de son administration pour gérer l'après-guerre en Irak, où 106 soldats américains ont été tués au combat depuis le 1er mai.
Interrogé sur le point de savoir si son annonce ce jour-là sur la fin des opérations militaires majeures en Irak était prématurée, M. Bush a refusé de se dédire. «Vous devez relire mon discours. J'ai dit que l'Irak était un endroit dangereux, que nous avions encore beaucoup de travail à faire. Nous venions de terminer une campagne militaire victorieuse et je voulais remercier les troupes», a-t-il répondu.
La mise en scène choisie pour cette déclaration, un porte-avion croisant au large des côtes californiennes sur lequel le président avait apponté en combinaison de pilote, lui est aujourd'hui reprochée par l'opposition démocrate, qui l'accuse d'exploiter la guerre à des fins électorales.
Selon un sondage publié lundi, 50 % des Américains désapprouvent la façon dont leur pays mène la guerre en Irak alors que 47 % l'approuvent. En avril, juste après la chute de Bagdad, les opinions étaient favorables à 80 %. La cote de popularité du président reste toutefois relativement bonne, avec 53 % des personnes interrogées approuvant la façon dont il exerce son mandat contre 42 % la désapprouvant.
M. Bush a soutenu hier les principaux membres de son administration chargés de la politique irakienne et notamment sa conseillère pour la sécurité nationale, Condoleezza Rice, cible des critiques des médias.
Le président a appelé hier le Congrès américain à se mettre au plus vite d'accord sur le collectif budgétaire de quelque 87 milliards de dollars qu'il demande pour financer la stabilisation et la reconstruction de l'Irak et de l'Afghanistan.
Les deux chambres ont voté des textes différents qu'elles doivent maintenant réconcilier et la Maison-Blanche a brandi la menace d'un veto si le Sénat persiste dans son intention de convertir en prêts environ dix milliards de dons prévus pour l'Irak.
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