Israël dynamite trois tours d'habitation à Gaza
27 octobre 2003
Actualités internationales
Photo : Agence Reuters
Des proches des soldats tués ont pleuré leur disparition hier au cours de funérailles.
Gaza — L'armée israélienne a démoli hier à l'aube trois tours d'habitations dans la bande de Gaza et a empêché des tentatives d'infiltrations d'activistes palestiniens dans des colonies de ce territoire.
Cette opération a coïncidé avec le début du ramadan dans les territoires palestiniens, totalement bouclés par l'armée israélienne depuis le 3 octobre.
Sur le plan diplomatique, la Syrie a haussé le ton contre l'État hébreu après le raid mené le 5 octobre par l'aviation israélienne près de Damas.
L'armée israélienne est intervenue durant la nuit de samedi à dimanche dans la localité d'Al-Zahara, près de Gaza, au lendemain d'une attaque contre la colonie voisine de Netzarim, qui a coûté la vie à trois militaires. Un des auteurs de cette attaque avait été abattu, mais le second, était parvenu à s'enfuir.
Le poste de police d'Al-Zahara a été dynamité, «car le Palestinien qui a réussi à s'enfuir après l'attentat à Netzarim y a momentanément trouvé refuge», a indiqué le commandant Sharon Feingold, porte-parole militaire.
L'armée a ensuite contraint quelque 2000 personnes à quitter temporairement leurs logements, pour dynamiter trois bâtiments de 13 étages en construction appartenant à l'Autorité palestinienne, sans rencontrer de résistance.
Les personnes évacuées habitaient dans un rayon de 400 mètres autour des trois tours, appelées le complexe Izahara. Selon l'armée, elles permettaient aux activistes palestiniens d'observer les mouvements des troupes israéliennes.
Le coordonnateur de l'ONU pour le Proche-Orient, Terje Roed-Larsen, a «fermement déploré» la destruction des trois tours la qualifiant d'«illégale».
«Le recours à la destruction de propriétés comme mesure punitive est une claire violation du droit international. De telles actions sont contre-productives pour les préoccupations légitimes d'Israël concernant sa sécurité, car elles accroissent la colère et le désespoir des Palestiniens», a-t-il ajouté.
«La destruction de ce projet immobilier — plus de 140 appartements — est un crime de guerre, une grave violation de la Convention de Genève», a affirmé de son côté, Saëb Erakat, principal négociateur palestinien.
D'autre part, l'armée a fait état de plusieurs tentatives avortées d'infiltrations palestiniennes dans les secteurs sous son contrôle dans la bande de Gaza. Au moins un Palestinien a été tué à l'aube lors d'échanges de tirs avec des soldats aux abords des colonies du Goush Katif, dans le sud de ce territoire.
Ces morts ont porté à 3585 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada (fin septembre 2000), dont 2670 Palestiniens et 849 Israéliens.
Le chef de la diplomatie syrienne Farouk al-Chareh a pour sa part menacé Israël de représailles contre ses colonies sur le plateau du Golan, annexé par Israël après la guerre des Six Jours.
Le 5 octobre, l'aviation israélienne avait attaqué une base au nord-ouest de Damas abritant selon Israël un camp d'entraînement palestinien.
Cette opération a coïncidé avec le début du ramadan dans les territoires palestiniens, totalement bouclés par l'armée israélienne depuis le 3 octobre.
Sur le plan diplomatique, la Syrie a haussé le ton contre l'État hébreu après le raid mené le 5 octobre par l'aviation israélienne près de Damas.
L'armée israélienne est intervenue durant la nuit de samedi à dimanche dans la localité d'Al-Zahara, près de Gaza, au lendemain d'une attaque contre la colonie voisine de Netzarim, qui a coûté la vie à trois militaires. Un des auteurs de cette attaque avait été abattu, mais le second, était parvenu à s'enfuir.
Le poste de police d'Al-Zahara a été dynamité, «car le Palestinien qui a réussi à s'enfuir après l'attentat à Netzarim y a momentanément trouvé refuge», a indiqué le commandant Sharon Feingold, porte-parole militaire.
L'armée a ensuite contraint quelque 2000 personnes à quitter temporairement leurs logements, pour dynamiter trois bâtiments de 13 étages en construction appartenant à l'Autorité palestinienne, sans rencontrer de résistance.
Les personnes évacuées habitaient dans un rayon de 400 mètres autour des trois tours, appelées le complexe Izahara. Selon l'armée, elles permettaient aux activistes palestiniens d'observer les mouvements des troupes israéliennes.
Le coordonnateur de l'ONU pour le Proche-Orient, Terje Roed-Larsen, a «fermement déploré» la destruction des trois tours la qualifiant d'«illégale».
«Le recours à la destruction de propriétés comme mesure punitive est une claire violation du droit international. De telles actions sont contre-productives pour les préoccupations légitimes d'Israël concernant sa sécurité, car elles accroissent la colère et le désespoir des Palestiniens», a-t-il ajouté.
«La destruction de ce projet immobilier — plus de 140 appartements — est un crime de guerre, une grave violation de la Convention de Genève», a affirmé de son côté, Saëb Erakat, principal négociateur palestinien.
D'autre part, l'armée a fait état de plusieurs tentatives avortées d'infiltrations palestiniennes dans les secteurs sous son contrôle dans la bande de Gaza. Au moins un Palestinien a été tué à l'aube lors d'échanges de tirs avec des soldats aux abords des colonies du Goush Katif, dans le sud de ce territoire.
Ces morts ont porté à 3585 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada (fin septembre 2000), dont 2670 Palestiniens et 849 Israéliens.
Le chef de la diplomatie syrienne Farouk al-Chareh a pour sa part menacé Israël de représailles contre ses colonies sur le plateau du Golan, annexé par Israël après la guerre des Six Jours.
Le 5 octobre, l'aviation israélienne avait attaqué une base au nord-ouest de Damas abritant selon Israël un camp d'entraînement palestinien.
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