Irak - Début de ramadan en ordre dispersé
27 octobre 2003
Actualités internationales
Bagdad — Contrairement aux chiites, les sunnites d'Irak entament en ordre dispersé le premier ramadan d'après-Saddam Hussein, reflétant le désarroi d'une communauté traumatisée par la chute de son homme fort.
Une partie d'entre eux, notamment à Bagdad et à l'ouest de la capitale, ont commencé à jeûner hier en suivant les directives d'ouléma locaux annoncées par haut-parleurs dans les mosquées. En revanche, le reste n'a pas jeûné car il s'est fié aux informations contradictoires de la télévision irakienne et de chaînes satellitaires arabes.
«Cela reflète le vide de pouvoir et d'autorité. Avant la chute du régime, il y avait une autorité officielle qui annonçait ces informations. Aujourd'hui, il n'y a ni gouvernement ni pouvoir», a déploré cheikh Abdel Sattar Abdel Jabbar, de l'Autorité des oulémas musulmans (AOM).
Sous le régime de Saddam Hussein, un sunnite, le ministère des Waqfs (Biens religieux) fixait le début du ramadan pour l'ensemble des irakiens musulmans.
Les mois lunaires du calendrier musulman sont déterminés par la naissance du croissant. La majorité des autorités religieuses refusent de se fier aux calculs scientifiques, y voyant une atteinte à leur autorité.
L'Iraqi Media Network (IMN), télévision mise en place par la coalition, a annoncé samedi soir que le premier croissant n'avait pas été observé et que le ramadan ne commençait qu'aujourd'hui.
Cette annonce a été suivie quelques heures plus tard, par celle contraire d'oulémas locaux à Falloujah, bastion sunnite opposé à l'occupation américaine.
À Bagdad, un membre de l'AOM, cheikh Abdel Salam al-Koubaïssi, a accusé l'IMN d'avoir pris ses ordres de personnalités proches du Conseil transitoire de gouvernement, mis en place par les États-Unis, pour faire de «l'excès de zèle» auprès des Américains.
«Cette annonce est illicite et s'ils [les responsables de la télévision] ont du courage, ils doivent reconnaître leur faute publiquement et dire que le ramadan a commencé dimanche», a-t-il déclaré à l'AFP.
«C'est un geste mal intentionné pour embarrasser les sunnites et les faire apparaître divisés», a-t-il poursuivi, en disant s'attendre, dans ce contexte, à une recrudescence des attaques anti-américaines.
La majorité chiite du pays a suivi les ordres du grand ayatollah Ali Sistani de la Hawza à Najaf (la plus haute autorité chiite d'Irak), qui a annoncé dès samedi après-midi que le ramadan commencerait aujourd'hui. Les chiites commencent à jeûner habituellement un jour après les sunnites.
Une partie d'entre eux, notamment à Bagdad et à l'ouest de la capitale, ont commencé à jeûner hier en suivant les directives d'ouléma locaux annoncées par haut-parleurs dans les mosquées. En revanche, le reste n'a pas jeûné car il s'est fié aux informations contradictoires de la télévision irakienne et de chaînes satellitaires arabes.
«Cela reflète le vide de pouvoir et d'autorité. Avant la chute du régime, il y avait une autorité officielle qui annonçait ces informations. Aujourd'hui, il n'y a ni gouvernement ni pouvoir», a déploré cheikh Abdel Sattar Abdel Jabbar, de l'Autorité des oulémas musulmans (AOM).
Sous le régime de Saddam Hussein, un sunnite, le ministère des Waqfs (Biens religieux) fixait le début du ramadan pour l'ensemble des irakiens musulmans.
Les mois lunaires du calendrier musulman sont déterminés par la naissance du croissant. La majorité des autorités religieuses refusent de se fier aux calculs scientifiques, y voyant une atteinte à leur autorité.
L'Iraqi Media Network (IMN), télévision mise en place par la coalition, a annoncé samedi soir que le premier croissant n'avait pas été observé et que le ramadan ne commençait qu'aujourd'hui.
Cette annonce a été suivie quelques heures plus tard, par celle contraire d'oulémas locaux à Falloujah, bastion sunnite opposé à l'occupation américaine.
À Bagdad, un membre de l'AOM, cheikh Abdel Salam al-Koubaïssi, a accusé l'IMN d'avoir pris ses ordres de personnalités proches du Conseil transitoire de gouvernement, mis en place par les États-Unis, pour faire de «l'excès de zèle» auprès des Américains.
«Cette annonce est illicite et s'ils [les responsables de la télévision] ont du courage, ils doivent reconnaître leur faute publiquement et dire que le ramadan a commencé dimanche», a-t-il déclaré à l'AFP.
«C'est un geste mal intentionné pour embarrasser les sunnites et les faire apparaître divisés», a-t-il poursuivi, en disant s'attendre, dans ce contexte, à une recrudescence des attaques anti-américaines.
La majorité chiite du pays a suivi les ordres du grand ayatollah Ali Sistani de la Hawza à Najaf (la plus haute autorité chiite d'Irak), qui a annoncé dès samedi après-midi que le ramadan commencerait aujourd'hui. Les chiites commencent à jeûner habituellement un jour après les sunnites.
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