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    Allocution au CORIM - Plaidoyer pour la diversité culturelle

    Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, met en garde les pays contre les pressions exercées lors des négociations commerciales

    Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf

    Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, refuse de croire que la diversité culturelle puisse être sacrifiée sur l’autel des négociations commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne, parce que la Convention de l’UNESCO de 2005, pour laquelle les États francophones se sont mobilisés, l’interdit.

     

    « Les 129 États qui ont ratifié cette convention ne peuvent pas accepter, dans les accords commerciaux entre États ou entre groupes de pays, des clauses concernant la libre circulation des biens culturels, a martelé le secrétaire général pendant la période de questions qui a suivi son allocution devant les membres du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM). Vous avez bien vu, dans les négociations avec les États-Unis, comment la France et d’autres pays ont invoqué l’exception culturelle. »« Est-ce que les traités sont faits pour être respectés ou pour être violés ? », s’est-il exclamé quand on lui a demandé si des pressions pourraient éventuellement faire vaciller cette position.

     

    La place du Québec

     

    Dans un discours parsemé de références au rôle joué par le Québec et ses institutions, M. Diouf a vanté les points forts de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qu’il dirige depuis 2002, et ce, aussi bien dans la promotion de la paix et de la démocratie que du développement économique et de la défense de la langue française et de la diversité culturelle. Il a dit voir dans cette dernière « la grille de lecture de nos interventions ». Selon lui, la culture ne doit pas devenir une victime de la mondialisation sous prétexte de sa prétendue « dématérialisation » à l’ère du numérique.

     

    Pour M. Diouf, le Québec représente un exemple en matière de « soutien à la culture ». « La Francophonie a besoin du Québec », a par ailleurs dit l’ancien premier ministre et président du Sénégal, en rappelant que c’est à la suite d’une entente entre Brian Mulroney et Pierre Marc Johnson sur le statut de la délégation québécoise, en 1985, que le premier sommet francophone a pu avoir lieu l’année suivante à Versailles.

     

    M. Diouf a également noté que c’est grâce au Québec que la place du français dans les organisations internationales a figuré à l’ordre du jour des derniers sommets.

     

    Pour le secrétaire général de l’OIF, « la Francophonie a pris la mesure de la responsabilité qui lui incombe » en cette matière.

     

    Poursuivre la lutte

     

    En réponse à une question, M. Diouf a reconnu que la Francophonie doit « continuer à se battre » pour trouver sa juste place dans le monde. « Nos positions sont bonnes, mais elles pourraient être meilleures », a-t-il ajouté.

     

    Le secrétaire général a rappelé que le français compte 220 millions de locuteurs sur la planète, auxquels s’ajoutent 124 millions de jeunes qui apprennent notre langue à l’école. Au milieu du siècle, c’est dans son continent d’origine, l’Afrique, que vivront 85 % des francophones, a-t-il noté.

     

    Pour M. Diouf, le fait d’avoir le français en partage constitue pour les pays membres de l’OIF un « avantage stratégique de poids » lorsqu’il s’agit de trouver des solutions à des crises, comme celle qui a secoué récemment le Mali. Il a vanté la « structure légère » de l’organisation qu’il dirigera jusqu’à la fin de son troisième mandat, l’an prochain.

     

    Par ailleurs, M. Diouf s’est prononcé pour une économie « plus transparente, mieux régulée et plus responsable »,rappelant que ce sont les plus faibles qui subissent les conséquences des « choix discutables ».

     
     
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