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    Colombie - La restitution des terres progresse lentement

    Un an après son entrée en vigueur, le programme de restitution de terres aux Colombiens chassés par le conflit armé qui secoue le pays depuis près d’un demi-siècle progresse lentement, sur fond de violences et de menaces contre ses bénéficiaires.

     

    Mis en oeuvre en 2012 par le président Juan Manuel Santos, une loi prévoit la récupération d’ici 2014 de deux millions d’hectares par environ 400 000 familles victimes de ce conflit qui a fait intervenir des guérillas communistes, des paramilitaires d’extrême droite et des bandes criminelles.

     

    Jusqu’à présent, l’Unité de restitution des terres, l’organisme public chargé d’appliquer le dispositif, a reçu plus de 40 000 réclamations et obtenu, sur décision judiciaire, le retour à ses propriétaires de 15 000 hectares, qui correspondent à 666 cas.

     

    Des chiffres loin des objectifs affichés, même si son directeur, Ricardo Sabogal, assure que ce bilan constitue un « réel progrès ». Selon lui, des centaines de milliers de plaignants ont récupéré leurs terres, sans être passé par ses services, l’occupant illégitime ayant accepté de quitter les lieux.

     

    Pour les familles qui ont obtenu une décision judiciaire, deux-tiers d’entre elles ont repris leur terrain, 24 % sont en instance de le faire et seulement 10 % n’ont pas encore trouvé de solution, car les personnes qui les ont spoliés de leur terre, ou leurs héritiers, refusent souvent de partir.

     

    Dans un rapport publié cette semaine, Human Rights Watch (HRW) affirme que, jusqu’au mois de juin de cette année, les réclamations n’ont fait l’objet d’un jugement que dans 1 % des cas.

     

    L’ONG a notamment tiré la sonnette d’alarme sur la recrudescence des risques pour les plaignants, ce qui peut même les dissuader d’aller au bout de la démarche.

     

    « Le président Santos a produit un effort sérieux et sans précédent pour rendre les terres, mais les actes de violences et d’intimidation contre les familles déplacées qui essaient de rentrer à la maison menace de saboter son initiative la plus importante en matière des droits de la personne », a estimé José Miguel Vivanco, directeur de HRW pour les Amériques.

     
     
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