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Kerry a des «preuves solides» de l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien

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	David Cameron et Vladimir Poutine se sont rencontrés pour discuter du dossier syrien.</div>
Photo : Sergei Karpukhin AP
David Cameron et Vladimir Poutine se sont rencontrés pour discuter du dossier syrien.

Le secrétaire d’État américain John Kerry a déclaré vendredi que les États-Unis pensaient détenir une « preuve solide » de l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien.


Au cours d’un dialogue avec des internautes organisé par Google, la télévision NBC et le département d’État, M. Kerry a dénoncé les « choix terribles qu’a fait le régime [du président syrien Bachar al-] Assad par sa volonté de tuer entre 70 000 et 100 000 personnes de son propre peuple, d’avoir recours à des gaz pour lesquels nous pensons avoir la preuve solide de leur utilisation ».


Par ailleurs, le premier ministre britannique, David Cameron, et le président russe, Vladimir Poutine, ont discuté vendredi des mesures communes possibles pour régler la crise en Syrie, dans un contexte d’intenses tractations diplomatiques pour mettre fin à ce conflit.


Au même moment, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a confirmé que la Russie poursuivait ses livraisons de missiles de défense aérienne à la Syrie, dans le cadre de contrats signés depuis longtemps, signalant ainsi la persistance de divisions entre le Kremlin et les Occidentaux.


La visite de M. Cameron à Sotchi, sur les rives de la mer Noire, intervenait trois jours après que Moscou et Washington se sont entendus pour rechercher un règlement politique au conflit qui dure depuis plus de deux ans dans ce pays et qui a fait plus de 70 000 morts selon l’ONU.


Aucune avancée majeure n’a toutefois été annoncée au cours de cette rencontre.


« À l’initiative du Premier ministre, nous avons discuté des options possibles pour un développement positif de la situation [en Syrie] et des démarches concrètes à cet égard », a déclaré M. Poutine.


« Nous avons un intérêt commun, mettre fin rapidement à la violence et lancer un processus de règlement pacifique, conserver l’intégrité territoriale de la Syrie comme État souverain », a-t-il poursuivi.


M. Cameron a indiqué que ce n’était « un secret pour personne » que les points de vue de la Russie et la Grande-Bretagne sur le règlement de la crise syrienne différaient, mais que les deux pays cherchaient le même but, mettre fin au conflit et enrayer l’extrémisme dans le pays.


Il a aussi salué la proposition d’organiser une conférence internationale afin de trouver un règlement politique conforme à un accord conclu à Genève le 30 juin 2012 entre les grandes puissances, proposition sur laquelle se sont entendus Moscou et Washington mardi, lors d’une visite en Russie du secrétaire d’État américain John Kerry.


L’accord de Genève ne précise toutefois pas le sort du président syrien Bachar al-Assad et l’opposition syrienne continue de considérer son départ du pouvoir comme une condition préalable à toute discussion.


Montrant que les positions restaient encore éloignées, M. Kerry a martelé à Rome jeudi que M. Assad devait s’en aller. Il a aussi jugé que la livraison imminente par Moscou à la Syrie de batteries de missiles sol-air était « potentiellement déstabilisante ».


Vendredi, M. Lavrov a exclu que Moscou renonce à cette livraison, soulignant qu’elle s’inscrivait dans le cadre de contrats signés il y a plusieurs années.


« La Russie vend [des missiles] depuis longtemps. Elle a signé des contrats et finalise les livraisons en vertu des contrats signés. Ceci n’est interdit par aucun accord international , a-t-il déclaré à Varsovie. Il s’agit d’une arme défensive pour que la Syrie, qui est le pays importateur, ait la possibilité de se défendre contre des frappes aériennes .», a ajouté M. Lavrov.

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John Kerry
 
 
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