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Obama salue l’avènement d’un «nouveau Mexique»

« Nous sommes deux partenaires égaux, deux pays souverains qui doivent travailler ensemble pour l’intérêt commun, et dans le respect mutuel », a souligné le président américain Barack Obama.
Photo : Pablo Martinez Monsivais Associated Press « Nous sommes deux partenaires égaux, deux pays souverains qui doivent travailler ensemble pour l’intérêt commun, et dans le respect mutuel », a souligné le président américain Barack Obama.
Mexico — Le président américain Barack Obama a salué vendredi l’émergence d’un « nouveau Mexique », appelé ses compatriotes à dépasser les « stéréotypes » sur ce pays et promis aux Mexicains une relation entre « partenaires égaux », dans un discours face à des jeunes à Mexico.

« Certains Mexicains pourraient penser que les États-Unis ne respectent pas le Mexique, que nous essayons de nous ingérer dans les affaires intérieures mexicaines, ou que nous essayons de nous isoler », a reconnu M. Obama.


« Certains Américains ne voient que le Mexique, décrit dans de gros titres à sensation, de la violence ou de traversée de la frontière », a remarqué le président, dans ce discours au musée anthropologique de Mexico.


« Et dans les deux pays, de telles distorsions peuvent donner naissance à des mythes et à une incompréhension qui rendent plus difficile de progresser ensemble », a assuré M. Obama, qui a ponctué son discours d’expressions en espagnol, saluées avec enthousiasme par la foule réunie dans la cour intérieure du musée.


« Nous sommes deux partenaires égaux, deux pays souverains qui doivent travailler ensemble pour l’intérêt commun, et dans le respect mutuel », a-t-il poursuivi, estimant qu’il était temps pour chaque pays de reconnaître ses « responsabilités ».


« Aux États-Unis […], nous comprenons que la cause fondamentale de la violence ici est la demande pour la drogue, émanant notamment des États-Unis », a-t-il dit. Et « nous reconnaissons que la plupart des armes utilisées pour commettre des violences ici au Mexique proviennent des États-Unis », allusion à la guerre pour le contrôle des circuits de la drogue qui a fait quelque 70000 morts en six ans.


Mais son discours était empreint d’optimisme, particulièrement quand il a estimé qu’il était « évident qu’un nouveau Mexique est en train d’émerger ».


« Je vois un Mexique qui est en train d’approfondir sa démocratie », a poursuivi le président. Il concluait vendredi une visite de 24 heures, la quatrième depuis son installation à la Maison-Blanche, chez son voisin du sud. Il avait salué la veille l’« audace » réformatrice de son nouvel homologue, Enrique Peña Nieto.


« Je vois un Mexique qui crée une nouvelle prospérité [en] faisant du commerce avec le monde, en devenant une place forte du secteur manufacturier », a encore dit M. Obama, qui avait insisté la veille sur le développement prometteur des relations commerciales entre le Mexique et son pays, déjà liés depuis près de 20 ans par un accord de libre-échange.


Il avait lié le développement économique à l’immigration, un sujet sur lequel il est revenu vendredi. « Il n’y a pas de raisons d’aller à l’étranger à la recherche d’une vie meilleure. Il y a des opportunités [de réussir] ici », a-t-il déclaré.

 

Optimisme du président


Au moment où le Congrès américain se penche sur une réforme concernant l’immigration, un serpent de mer aux États-Unis où plus de 11 millions de personnes habiteraient illégalement, en majorité des Mexicains, M. Obama s’est dit « optimiste » sur l’issue des débats.


Enfin, il a retrouvé des accents de campagne électorale lorsqu’il a affirmé aux jeunes Mexicains que c’était à eux de déterminer leur destin. « Vous êtes votre propre rêve », s’est-il exclamé en conclusion de son discours, après lequel il devait rencontrer des hommes d’affaires.


Il a quitté Mexico en début d’après-midi, direction le Costa Rica pour la deuxième et dernière étape de sa tournée en Amérique latine. Les chefs d’État de l’Amérique centrale qui le reçoivent à San Jose attendent des États-Unis une implication accrue dans la lutte contre le trafic de drogue dans la région, mais cette exigence risque d’être déçue au vu des coupes budgétaires américaines.


Les thèmes de l’immigration, du commerce et de la sécurité doivent être abordés, mais les chefs d’État de la région, confrontés aux groupes criminels et aux cartels de trafiquants de drogue, attendent des États-Unis - premier consommateur mondial de cocaïne - qu’ils redoublent d’efforts.

 
 
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