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La réalité dépasse-t-elle la fiction?

Des policiers patrouillent dans les rues de Watertown. Plus de 9000 policiers ont été dépêchés sur les lieux pour participer à la traque du second suspect de l’attentat de Boston.
Photo : Matt Rourke Associated Press Des policiers patrouillent dans les rues de Watertown. Plus de 9000 policiers ont été dépêchés sur les lieux pour participer à la traque du second suspect de l’attentat de Boston.
La chasse à l’homme qui s’est déroulée toute la journée vendredi, en banlieue de Boston, avait des airs de série américaine. Les médias du monde entier ont couvert, d’heure en heure, l’état de siège à Boston sans que rien ne se passe. Des images de policiers armés jusqu’aux dents défilaient en boucle sur les chaînes d’information telles que CNN. Sur les réseaux sociaux, de nombreux observateurs se demandaient si les Américains n’en faisaient pas un peu trop.

« C’est sûr que la question se pose puisqu’on a fermé une ville de quatre millions d’habitants pour retrouver un seul suspect », note François Furstenberg, spécialiste de l’histoire américaine à l’Université de Montréal et aussi originaire de Boston.


« Dans des circonstances aussi dramatiques, il faut dire qu’il y a un prix politique à payer si les décideurs n’en font pas assez, s’ils ne réagissent pas de la bonne façon, alors c’est peut-être mieux pour eux d’en faire plus que de ne pas en faire assez », avance-t-il.

 

Le symbolisme


Même s’il est encore trop tôt pour analyser la réaction américaine, François Furstenberg reconnaît aussi que le symbolisme du marathon de Boston fait en sorte que les médias s’y intéressent davantage même s’il y a eu moins de morts que dans l’explosion, mercredi, d’une usine d’engrais au Texas.


À cet effet, la professeure de communication à l’Université Laval Colette Brin souligne que ce n’est pas nécessairement le nombre de morts qui justifie la couverture médiatique. « Dans le cas des attaques de Boston, on y accorde plus d’attention parce qu’on veut savoir ce qui se passe, parce qu’il y a de la matière sur le suspect et qu’on aimerait connaître les causes », indique-t-elle en ajoutant que ce genre d’événement cause toujours une sorte de frénésie dans les médias sociaux et traditionnels. « C’est difficile de dire si les médias en font trop, mais ce qui est répréhensible, ce sont les erreurs de faits qui sont souvent commises dans ce genre d’événement en direct », signale Mme Brin en donnant l’exemple du New York Post, un journal sensationnaliste, qui a diffusé de fausses informations sur le suspect et le nombre de victimes. Elle déplore également que les médias sociaux soient devenus l’une des premières courroies de transmission puisqu’il est plus difficile de faire le tri des sources fiables.

 
 
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