«Morsi ne vaut pas mieux que Moubarak»
Le nouveau procès de l’ancien raïs a tourné court samedi et plusieurs Égyptiens ne cachent plus leur nostalgie pour l’ancien régime
Le procès d’Hosni Moubarak est à l’image de la transition démocratique égyptienne : interminable et donnant parfois l’impression d’être sans issue. Plus de deux ans après son éviction du pouvoir, le vieux raïs a comparu à nouveau devant les juges. Condamné à la prison à vie en 2012 pour son implication dans le meurtre de manifestants pendant la révolution, Hosni Moubarak, 84 ans, a fait appel de cette décision et devait être rejugé, mais ce second procès a aussitôt été renvoyé, samedi. Pour ceux qui l’ont fait tomber, révolutionnaires avides de démocratie et de liberté ou islamistes victimes de la répression, l’ancien président continue d’incarner le mal absolu. Mais ce n’est pas ou plus le sentiment de nombreux Égyptiens, qui, épuisés par les crises économique et politique, en viennent à regretter l’ancien régime.
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