Le Venezuela entre les funérailles d'Hugo Chávez et la transition politique
Caracas, Venezuela — Les Vénézuéliens ont entamé vendredi une journée chargée, marquée par les funérailles d'État du défunt président Hugo Chávez, puis par l'investiture de son successeur par intérim, que l'opposition entend boycotter.
Les funérailles d'État, qui se déroulent dans l'académie militaire où le corps d'Hugo Chávez est exposé, ont commencé par l'hymne national chanté par l'orchestre des jeunes du Venezuela, mené par le célèbre chef Gustavo Dudamel.
Une trentaine de dirigeants étrangers, dont le président cubain Raul Castro et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad, se tenaient au garde-à-vous devant le cercueil, recouvert du drapeau national.
À l'extérieur, des citoyens venus rendre hommage à la dépouille étaient alignés sur plus de deux kilomètres. La file a cessé d'avancer au début de la cérémonie, et certains qui attendaient depuis le petit matin ont exprimé leur impatience.
Des responsables ont distribué de l'eau, tandis que des commerçants vendaient des répliques de l'écharpe présidentielle.
Les rues habituellement embouteillées de Caracas étaient désertes. Les écoles et de nombreux commerces sont restés fermés, et le gouvernement a interdit la vente d'alcool.
«C'est une grande douleur pour nous parce que nous avons perdu un ami», a déclaré le président iranien à son arrivée à l'aéroport. «Je suis sûr que Chávez est toujours vivant. Chávez ne mourra jamais. Son âme et son esprit vivent dans chacun de nos cœurs.»
Flattés
Le gouvernement vénézuélien a annoncé jeudi que le corps d'Hugo Chávez serait exposé de façon permanente au Musée de la révolution de Caracas.
De nombreux Vénézuéliens, en particulier les partisans de Chavez, se sont laissés entraîner par le faste des derniers jours et se sont dits flattés de faire l'objet d'une attention internationale.
«C'est historique. [...] Je n'ai rien vu de tel dans ma vie», a déclaré Edila Ojeda, un concierge âgé de 57 ans. «Il était un leader international reconnu dans le monde. C'est impressionnant. Je suis sans voix.»
Consternation
Mais d'autres se sont dits déçus par ce qu'ils estiment être des excès, en particulier la décision d'exposer le corps du «comandante» pour l'éternité.
«Il était président, mais je ne dirais pas qu'il était bon. Ce n'était pas un héros», a déclaré Gloria Ocampos, une gestionnaire retraitée. «Il devrait être enterré comme n'importe quel autre président. Ils le traitent comme s'il était le père de la nation. C'est ridicule.»
Le gouvernement n'a pas autorisé les médias nationaux et internationaux à assister aux funérailles. Jeudi, le ministre des Affaires étrangères, Elias Jaua, avait appelé les médias locaux à ne pas publier d'analyses politiques critiques «qui pourraient être vues comme une provocation par un peuple en deuil».
L'intérim
Après les funérailles, le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, doit faire prêter serment au vice-président Nicolas Maduro en tant que président par intérim, comme l'avait demandé Hugo Chávez avant sa mort. L'opposition estime que le président par intérim devrait être M. Cabello, comme le stipule la Constitution.
M. Cabello a annoncé que la cérémonie d'investiture aurait lieu dans la même académie militaire où le corps du défunt est exposé. Habituellement, les présidents vénézuéliens prêtent serment à l'Assemblée nationale.
En annonçant le boycottage de l'opposition, le porte-parole Angel Medina a déclaré que l'investiture de M. Maduro était une «violation de l'ordre constitutionnel».
«Les Vénézuéliens devraient respecter la constitutionnalité. Aujourd'hui plus que jamais, nous refusons qu'ils utilisent le nom du président de la République [...] à des fins politiques», a-t-il dit.
Les funérailles d'État, qui se déroulent dans l'académie militaire où le corps d'Hugo Chávez est exposé, ont commencé par l'hymne national chanté par l'orchestre des jeunes du Venezuela, mené par le célèbre chef Gustavo Dudamel.
Une trentaine de dirigeants étrangers, dont le président cubain Raul Castro et son homologue iranien Mahmoud Ahmadinejad, se tenaient au garde-à-vous devant le cercueil, recouvert du drapeau national.
À l'extérieur, des citoyens venus rendre hommage à la dépouille étaient alignés sur plus de deux kilomètres. La file a cessé d'avancer au début de la cérémonie, et certains qui attendaient depuis le petit matin ont exprimé leur impatience.
Des responsables ont distribué de l'eau, tandis que des commerçants vendaient des répliques de l'écharpe présidentielle.
Les rues habituellement embouteillées de Caracas étaient désertes. Les écoles et de nombreux commerces sont restés fermés, et le gouvernement a interdit la vente d'alcool.
«C'est une grande douleur pour nous parce que nous avons perdu un ami», a déclaré le président iranien à son arrivée à l'aéroport. «Je suis sûr que Chávez est toujours vivant. Chávez ne mourra jamais. Son âme et son esprit vivent dans chacun de nos cœurs.»
Flattés
Le gouvernement vénézuélien a annoncé jeudi que le corps d'Hugo Chávez serait exposé de façon permanente au Musée de la révolution de Caracas.
De nombreux Vénézuéliens, en particulier les partisans de Chavez, se sont laissés entraîner par le faste des derniers jours et se sont dits flattés de faire l'objet d'une attention internationale.
«C'est historique. [...] Je n'ai rien vu de tel dans ma vie», a déclaré Edila Ojeda, un concierge âgé de 57 ans. «Il était un leader international reconnu dans le monde. C'est impressionnant. Je suis sans voix.»
Consternation
Mais d'autres se sont dits déçus par ce qu'ils estiment être des excès, en particulier la décision d'exposer le corps du «comandante» pour l'éternité.
«Il était président, mais je ne dirais pas qu'il était bon. Ce n'était pas un héros», a déclaré Gloria Ocampos, une gestionnaire retraitée. «Il devrait être enterré comme n'importe quel autre président. Ils le traitent comme s'il était le père de la nation. C'est ridicule.»
Le gouvernement n'a pas autorisé les médias nationaux et internationaux à assister aux funérailles. Jeudi, le ministre des Affaires étrangères, Elias Jaua, avait appelé les médias locaux à ne pas publier d'analyses politiques critiques «qui pourraient être vues comme une provocation par un peuple en deuil».
L'intérim
Après les funérailles, le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, doit faire prêter serment au vice-président Nicolas Maduro en tant que président par intérim, comme l'avait demandé Hugo Chávez avant sa mort. L'opposition estime que le président par intérim devrait être M. Cabello, comme le stipule la Constitution.
M. Cabello a annoncé que la cérémonie d'investiture aurait lieu dans la même académie militaire où le corps du défunt est exposé. Habituellement, les présidents vénézuéliens prêtent serment à l'Assemblée nationale.
En annonçant le boycottage de l'opposition, le porte-parole Angel Medina a déclaré que l'investiture de M. Maduro était une «violation de l'ordre constitutionnel».
«Les Vénézuéliens devraient respecter la constitutionnalité. Aujourd'hui plus que jamais, nous refusons qu'ils utilisent le nom du président de la République [...] à des fins politiques», a-t-il dit.








