Le président vénézuélien Hugo Chávez est décédé
- Chávez pour toujours?, une chronique de François Brousseau, 9 octobre 2012
- Chávez, la droite et les «nini», une analyse de Jean-Pierre Legault, 2 octobre 2010
- Un éditorial de Serge Truffaut, 17 février 2009
Rentré au Venezuela le 18 février après avoir suivi des traitements à Cuba, Hugo Chávez est décédé mardi des suites d'un cancer, à l'âge de 58 ans. La nouvelle a été annoncée hier à la télévision publique par le vice-président vénézuélien, Nicolas Maduro.
Le président, qui était en poste depuis février 1999, avait survécu à une tentative de coup d'État en 2002 après avoir lui-même été putschiste dix ans auparavant, mais c'est la maladie qui a fini par avoir le dernier mot.
Il était devenu l'un des principaux et certainement le plus coloré des leaders de la nouvelle gauche latino-américaine, ayant déclenché ce qu'il a appelé la «révolution bolivarienne». En même temps, il était souvent la bête noire des États-Unis, pays qu'il ne se gênait pas de critiquer.
L'homme au béret rouge était devenu célèbre en 1992 à la suite de sa tentative de coup d'État, commise avec un groupe de jeunes officiers gauchistes. Il a passé deux ans en prison pour ce geste, avant d'être gracié.
Vers une élection?
L'annonce de son décès met fin à une longue période d'incertitude, mais peut-être pas à la vive tension politique qui s'est de nouveau installée au Venezuela.
L'annonce de la mort d'Hugo Chavez va probablement forcer la tenue d'une nouvelle élection présidentielle pour le remplacer. Sa maladie l'avait empêché de prêter serment pour le nouveau mandat pour lequel il avait été élu en octobre.
En vertu de la Constitution vénézuélienne, le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, assumera la présidence du pays de façon intérimaire.
Le vice-président Maduro a accusé mardi des agents étrangers d'être responsables de la maladie de M. Chávez. Il a également ordonné l'expulsion d'un attaché militaire américain à Caracas.
Hugo Chavez aura dirigé le Venezuela presque sans partage pendant plus de 14 ans, plaçant graduellement toutes les institutions de l'État sous son contrôle. Mais l'ancien commandant parachutiste n'a jamais formé un successeur ayant le même charisme et la même personnalité forte que lui.
Réactions à l'international
Le président des États-Unis, Barack Obama, a réaffirmé le soutien de son pays au peuple vénézuélien et sa volonté d'établir une relation constructive avec le gouvernement du Venezuela après la mort d'Hugo Chávez.
«Alors que le Venezuela entame un nouveau chapitre de son histoire, les États-Unis restent engagés envers les politiques qui soutiennent les principes démocratiques, la primauté du droit et le respect des droits de la personne», affirme la déclaration de M. Obama.
Le premier ministre canadien, Stephen Harper, a été parmi les premiers dirigeants du monde à réagir publiquement à la mort du président vénézuélien. Il a transmis ses condoléances à la population vénézuélienne et a souhaité que celle-ci puisse «se créer un avenir meilleur et plus prometteur».
L'ancien président américain Jimmy Carter a déclaré que le monde se souviendrait d'Hugo Chávez pour sa défense passionnée «de l'autonomie et de l'indépendance des gouvernements d'Amérique latine».
L'ambassadeur de Russie aux Nations unies, Vitali Touchkine, a qualifié la mort du président vénézuélien de «tragédie» «Il était un grand politicien pour son pays, pour l'Amérique latine et pour le monde», a-t-il dit.
Avec l'Agence France-Presse
Le président, qui était en poste depuis février 1999, avait survécu à une tentative de coup d'État en 2002 après avoir lui-même été putschiste dix ans auparavant, mais c'est la maladie qui a fini par avoir le dernier mot.
Il était devenu l'un des principaux et certainement le plus coloré des leaders de la nouvelle gauche latino-américaine, ayant déclenché ce qu'il a appelé la «révolution bolivarienne». En même temps, il était souvent la bête noire des États-Unis, pays qu'il ne se gênait pas de critiquer.
L'homme au béret rouge était devenu célèbre en 1992 à la suite de sa tentative de coup d'État, commise avec un groupe de jeunes officiers gauchistes. Il a passé deux ans en prison pour ce geste, avant d'être gracié.
Vers une élection?
L'annonce de son décès met fin à une longue période d'incertitude, mais peut-être pas à la vive tension politique qui s'est de nouveau installée au Venezuela.
L'annonce de la mort d'Hugo Chavez va probablement forcer la tenue d'une nouvelle élection présidentielle pour le remplacer. Sa maladie l'avait empêché de prêter serment pour le nouveau mandat pour lequel il avait été élu en octobre.
En vertu de la Constitution vénézuélienne, le président de l'Assemblée nationale, Diosdado Cabello, assumera la présidence du pays de façon intérimaire.
Le vice-président Maduro a accusé mardi des agents étrangers d'être responsables de la maladie de M. Chávez. Il a également ordonné l'expulsion d'un attaché militaire américain à Caracas.
Hugo Chavez aura dirigé le Venezuela presque sans partage pendant plus de 14 ans, plaçant graduellement toutes les institutions de l'État sous son contrôle. Mais l'ancien commandant parachutiste n'a jamais formé un successeur ayant le même charisme et la même personnalité forte que lui.
Réactions à l'international
Le président des États-Unis, Barack Obama, a réaffirmé le soutien de son pays au peuple vénézuélien et sa volonté d'établir une relation constructive avec le gouvernement du Venezuela après la mort d'Hugo Chávez.
«Alors que le Venezuela entame un nouveau chapitre de son histoire, les États-Unis restent engagés envers les politiques qui soutiennent les principes démocratiques, la primauté du droit et le respect des droits de la personne», affirme la déclaration de M. Obama.
Le premier ministre canadien, Stephen Harper, a été parmi les premiers dirigeants du monde à réagir publiquement à la mort du président vénézuélien. Il a transmis ses condoléances à la population vénézuélienne et a souhaité que celle-ci puisse «se créer un avenir meilleur et plus prometteur».
L'ancien président américain Jimmy Carter a déclaré que le monde se souviendrait d'Hugo Chávez pour sa défense passionnée «de l'autonomie et de l'indépendance des gouvernements d'Amérique latine».
L'ambassadeur de Russie aux Nations unies, Vitali Touchkine, a qualifié la mort du président vénézuélien de «tragédie» «Il était un grand politicien pour son pays, pour l'Amérique latine et pour le monde», a-t-il dit.
Avec l'Agence France-Presse











