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    Bahreïn - Les protestations reprennent pendant que se déroule le «dialogue national»

    14 février 2013 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
    Des heurts se sont produits mercredi à Sitra.
    Photo: Agence France-Presse (photo) Mohammed al-Shaikh Des heurts se sont produits mercredi à Sitra.
    Des milliers de personnes ont manifesté mercredi dans plusieurs villages chiites à Bahreïn à la veille de la commémoration du 2e anniversaire du soulèvement maté dans cette monarchie du Golfe qui coïncide avec un dialogue national pour une sortie de crise.

    Les protestataires ont défilé dans les rues d’une douzaine de villages chiites, selon des témoins.


    À Sitra, une grande localité au sud-ouest de Manama, des heurts ont suivi une manifestation pacifique à laquelle ont participé plusieurs milliers de personnes, à l’appel de l’opposition.


    Des groupes de jeunes ont bloqué les accès du village et les forces anti-émeutes. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène et tiré à la chevrotine et des bombes assourdissantes pour les disperser.


    Ces nouvelles manifestations ont eu lieu alors que se tenait au sud de Manama la deuxième séance du dialogue national entre l’opposition et le gouvernement, entamé dimanche dans le but de sortir le pays de l’impasse politique dans laquelle il est plongé depuis deux ans, selon des participants.


    Durant cette nouvelle séance, l’opposition attend des réponses à sa demande de précisions sur l’agenda et le format du dialogue, qui regroupe 27 délégués représentant l’opposition, les groupes politiques sunnites soutenant le pouvoir, et le gouvernement.


    L’opposition s’était retirée en juillet 2011 d’une première session du dialogue national deux semaines après son lancement, en affirmant qu’elle était « sous-représentée et marginalisée ».


    Dans un communiqué publié mercredi, les groupes de l’opposition ont pressé le gouvernement de « cesser de faire la sourde oreille aux revendications que le peuple continue d’exprimer depuis deux ans et qui appellent au changement et à la démocratie ». Ils réclament un règlement qui « met fin à la dictature » et « ouvre une nouvelle ère où le peuple sera souverain ».


    L’opposition traditionnelle dirigée par la puissante formation chiite Al-Wefaq, qui organise des protestations quotidiennes dans le calme depuis une semaine pour commémorer le soulèvement, a appelé à une importante manifestation vendredi dans les localités chiites des environs de Manama.


    Le Collectif du 14 février, un groupe clandestin radical qui orchestre la mobilisation via les réseaux sociaux, a appelé sur sa page Facebook à une « grève générale de la dignité » jeudi, jour anniversaire du soulèvement. Dans un communiqué, les autorités ont appelé la population à ne pas suivre ce mot d’ordre.


    Il organise aussi une série de manifestations nocturnes, qui doivent culminer vendredi par une tentative de revenir sur la Place de la perle, symbole du soulèvement du 14 février 2011.


    Les opposants, en majorité chiites, avaient campé pendant un mois sur cette place de Manama pour réclamer des réformes politiques.


    À la mi-mars 2011, ils en avaient été délogés lors d’un sanglant assaut des forces de sécurité.


    Petit royaume du Golfe dirigé par une dynastie sunnite, Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par des chiites, majoritaires au sein de la population, et qui réclame une monarchie constitutionnelle.

     
     
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