Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne le nouvel essai nucléaire nord-coréen
12 février 2013 14h06
|
Associated Press
, Le Devoir avec La Presse canadienne
|
Actualités internationales
Pyongyang — Faisant fi des avertissements lancés par les Nations unies, la Corée du Nord a procédé mardi à un troisième essai nucléaire souterrain dans le nord-est enneigé du pays, franchissant une nouvelle étape en vue du développement d'une ogive suffisamment petite pour être placée sur un missile capable de frapper les États-Unis.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a fermement condamné ce test nucléaire et a promis d'autres mesures, qualifiant ce plus récent acte de défi du régime nord-coréen de «menace claire contre la paix et la sécurité».
L'essai nucléaire souterrain, qui a eu lieu mardi dans le nord-est du pays, a provoqué un séisme détecté par la Corée du Sud.
Le régime communiste de Kim Jong-un a affirmé que le test avait été réalisé de façon sûre et qu'il visait à contrer «l'hostilité scandaleuse des États-Unis, qui minent le droit pacifique et souverain de la Corée du Nord de lancer des satellites».
La commission de la défense nationale de la Corée du Nord avait déclaré en janvier que les États-Unis étaient la principale cible pour les missiles nord-coréens à longue portée.
Le régime nord-coréen a indiqué que l'engin utilisé mardi était plus petit que lors des essais précédents, mais la Corée du Sud a estimé que l'explosion avait été plus puissante.
«Grave violation»
Un communiqué de presse approuvé par les 15 membres du conseil de sécurité lors d'une réunion d'urgence convoquée quelques heures après l'essai souterrain affirme que le test représente une «grave violation» des résolutions de l'ONU interdisant à la Corée du Nord de mener des tests nucléaires ou de missiles.
La Corée du Nord a testé des armes nucléaires dans les semaines ayant suivi des tirs de missiles en 2006 et 2009, et ce troisième test survient après le lancement d'un missile en décembre.
Le geste a été condamné par les États-Unis, le Canada et l'OTAN, entre autres. Même le principal allié du régime nord-coréen sur la scène internationale, la Chine, a exprimé son opposition.
Le Conseil de sécurité rappelle que dans une résolution approuvée à l'unanimité le mois dernier, qui renforçait les sanctions en réponse au test de missile de décembre, les membres ont promis de prendre des «mesures significatives» dans le cas d'un nouvel essai nucléaire.
La déclaration a été lue par le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Kim Sung-hwan, dont le pays assume la présidence tournante du Conseil de sécurité ce mois-ci.
«La Corée du Nord sera tenue responsable de toute conséquence de cet acte provocateur», a-t-il déclaré.
De nombreuses critiques
L'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Susan Rice, a affirmé que le test était «hautement provocateur» et a estimé que les ambitions nucléaires nord-coréennes menaçaient la paix régionale et internationale, ainsi que «la sécurité de nombreux pays, dont les États-Unis».
Le président américain Barack Obama a déclaré que des essais nucléaires ne font rien pour renforcer la sécurité de la Corée du Nord. Ces essais, a-t-il ajouté, ne font qu'isoler et appauvrir encore davantage le peuple nord-coréen.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a publié un communiqué dans lequel il exprime son «opposition ferme» à ce plus récent essai nucléaire, une déclaration qui semble témoigner de l'impatience de Pékin face aux gestes provocateurs de son voisin.
Au Canada
Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a sévèrement condamné le nouvel essai nucléaire effectué par la Corée du Nord, mardi.
Par voie de communiqué, M. Baird a soutenu qu'il s'agissait là d'un geste de provocation qui menaçait la stabilité et la sécurité de la région.
Il a qualifié le régime de Pyongyang de «voyou», estimant que cet essai fort coûteux était d'autant plus inadmissible qu'il a été réalisé alors que la population nord-coréenne meurt de faim et est privée de sa dignité humaine.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a fermement condamné ce test nucléaire et a promis d'autres mesures, qualifiant ce plus récent acte de défi du régime nord-coréen de «menace claire contre la paix et la sécurité».
L'essai nucléaire souterrain, qui a eu lieu mardi dans le nord-est du pays, a provoqué un séisme détecté par la Corée du Sud.
Le régime communiste de Kim Jong-un a affirmé que le test avait été réalisé de façon sûre et qu'il visait à contrer «l'hostilité scandaleuse des États-Unis, qui minent le droit pacifique et souverain de la Corée du Nord de lancer des satellites».
La commission de la défense nationale de la Corée du Nord avait déclaré en janvier que les États-Unis étaient la principale cible pour les missiles nord-coréens à longue portée.
Le régime nord-coréen a indiqué que l'engin utilisé mardi était plus petit que lors des essais précédents, mais la Corée du Sud a estimé que l'explosion avait été plus puissante.
«Grave violation»
Un communiqué de presse approuvé par les 15 membres du conseil de sécurité lors d'une réunion d'urgence convoquée quelques heures après l'essai souterrain affirme que le test représente une «grave violation» des résolutions de l'ONU interdisant à la Corée du Nord de mener des tests nucléaires ou de missiles.
La Corée du Nord a testé des armes nucléaires dans les semaines ayant suivi des tirs de missiles en 2006 et 2009, et ce troisième test survient après le lancement d'un missile en décembre.
Le geste a été condamné par les États-Unis, le Canada et l'OTAN, entre autres. Même le principal allié du régime nord-coréen sur la scène internationale, la Chine, a exprimé son opposition.
Le Conseil de sécurité rappelle que dans une résolution approuvée à l'unanimité le mois dernier, qui renforçait les sanctions en réponse au test de missile de décembre, les membres ont promis de prendre des «mesures significatives» dans le cas d'un nouvel essai nucléaire.
La déclaration a été lue par le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Kim Sung-hwan, dont le pays assume la présidence tournante du Conseil de sécurité ce mois-ci.
«La Corée du Nord sera tenue responsable de toute conséquence de cet acte provocateur», a-t-il déclaré.
De nombreuses critiques
L'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Susan Rice, a affirmé que le test était «hautement provocateur» et a estimé que les ambitions nucléaires nord-coréennes menaçaient la paix régionale et internationale, ainsi que «la sécurité de nombreux pays, dont les États-Unis».
Le président américain Barack Obama a déclaré que des essais nucléaires ne font rien pour renforcer la sécurité de la Corée du Nord. Ces essais, a-t-il ajouté, ne font qu'isoler et appauvrir encore davantage le peuple nord-coréen.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a publié un communiqué dans lequel il exprime son «opposition ferme» à ce plus récent essai nucléaire, une déclaration qui semble témoigner de l'impatience de Pékin face aux gestes provocateurs de son voisin.
Au Canada
Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a sévèrement condamné le nouvel essai nucléaire effectué par la Corée du Nord, mardi.
Par voie de communiqué, M. Baird a soutenu qu'il s'agissait là d'un geste de provocation qui menaçait la stabilité et la sécurité de la région.
Il a qualifié le régime de Pyongyang de «voyou», estimant que cet essai fort coûteux était d'autant plus inadmissible qu'il a été réalisé alors que la population nord-coréenne meurt de faim et est privée de sa dignité humaine.








