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    Mali - Les islamistes adoptent une tactique de guérilla

    Une mine tue 4 soldats maliens

    Un convoi de l’armée française jeudi près de Gao
    Photo : Agence France-Presse (photo) Pascal Guyot Un convoi de l’armée française jeudi près de Gao

    Les islamistes armés qui ont abandonné presque sans combats le nord du Mali face à l’offensive des soldats français et maliens, ont affirmé jeudi avoir ouvert un nouveau front, en posant des mines qui ont tué quatre militaires maliens mercredi dans une explosion entre Douentza at Gao.


    « Nous avons réussi à créer une nouvelle zone de conflit, à organiser des attaques de convois et organiser des kamikazes », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), Abu Walid Sahraoui.


    « Nous appelons les citoyens à ne pas se déplacer sur les routes nationales parce qu’il y a danger de champs de mines », a-t-il dit.


    Le Mujao, l’un des groupes islamistes armés qui ont contrôlé le Nord du Mali pendant plus de neuf mois, multipliant les exactions, a ainsi revendiqué deux récentes explosions de mines qui ont frappé des véhicules de soldats maliens.


    « Hier [mercredi], un véhicule de l’armée malienne a sauté sur une mine posée par les criminels islamistes entre Douentza et Gao. Il y a eu 4 morts », a déclaré un officier de la gendarmerie de Douentza, à 800 kilomètres au nord-est de Bamako, ce qu’a confirmé une source militaire française.


    Les militaires français ont fait part à plusieurs reprises de leur vigilance à l’égard d’éventuelles mines ou de bombes artisanales, que les islamistes auraient pu dissimuler avant de prendre la fuite.


    En particulier, le trajet entre Douentza et Gao est dangereux en raison des mines qui y ont été dissimulées.


    Par ailleurs, un important convoi militaire français de 250 véhicules, dont des véhicules de transport de troupes et des chars légers, a quitté Bamako pour Gao.


    Plus au nord, Kidal et sa région, en particulier le massif des Ifoghas situé près de la frontière algérienne, l’aviation française a mené ces derniers jours de nombreux raids contre des positions et dépôts d’armements des groupes islamistes qui y sont retranchés.


    La ville, qui est tenue par des rebelles touaregs et des islamistes s’affirmant modérés et prêts au dialogue avec Bamako, est sécurisée par quelque 1800 soldats tchadiens, les troupes françaises contrôlant, elles, l’aéroport.


    Les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ont affirmé qu’ils y coordonnaient leurs actions avec les forces françaises contre les « terroristes » islamistes en fuite.


    Sur le plan diplomatique, la France pense déjà à son retrait progressif de ce pays et elle a demandé à l’ONU de préparer l’envoi d’une force de maintien de la paix, « sous casque bleu lorsque les conditions sécuritaires le permettront », a déclaré mercredi l’ambassadeur français Gérard Araud à l’ONU.

     
     
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