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    Les soldats français et maliens sont acclamés en héros à Diabali

    22 janvier 2013 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
    Les soldats français à leur arrivée à Diabali.
    Photo: Agence France-Presse (photo) Issouf Sanogo Les soldats français à leur arrivée à Diabali.
    Drapeau français, applaudissements et acclamations : la population de Diabali, à 400 kilomètres au nord de Bamako, a salué lundi les 200 soldats français et maliens qui ont pénétré dans la ville, tout juste une semaine après sa chute aux mains des islamistes armés.

    « Ca me plaît beaucoup », témoigne Mohamed Suribuhari, commerçant, l’un des rares à parler français. « On était menacé par les djihadistes, on a passé longtemps sans sortir. Mais après les bombardements, ils ont pris la tangente, le dernier convoi a quitté vendredi soir », dit-il.


    Une autre habitante, Fatumata Damele, vient de revenir en ville : « J’avais fui les islamistes, je suis rentrée hier. Je fais des prières pour la réussite de la mission française. »


    Sur la place centrale de Diabali, qui sert aussi de terrain de foot en dépit des pierres qui la parsèment, se présente le maire, Omar Diakité, la poitrine ceinte du drapeau malien. « Les habitants commencent à revenir, mais les explosifs sont dangereux pour les enfants », explique-t-il. Soldats français et maliens craignent aussi que les islamistes aient posé des mines ou des pièges.


    Le sergent Patrick et ses hommes sont alertés par un habitant, qui veut les conduire à une cache d’armes. Devant un petit entrepôt de sacs de riz, un trou couvert de terre fraîche. Les soldats passent un détecteur de mines, creusent à la main, rien. Les soldats partent fouiller plus loin, vers le « quartier Berlin », où se trouveraient des munitions.


    « Il y a un problème de munitions non explosées, explique le colonel Frédéric, chef des opérations dans le secteur. On va les aider, leur donner des conseils. Mais nous n’avons pas vocation à rester ici, nous laisserons la ville aux Maliens ce soir. »


    Des adolescents surgissent en moto, brandissant un long drapeau français, qu’ils accrochent aux poteaux tordus du terrain de football. À 100 mètres, le camp militaire abandonné par l’armée malienne il y a peu, dans lequel s’étaient installés les islamistes, est livré aux ânes et aux chèvres.


    Un hangar a été calcinés par les frappes aériennes de l’aviation française ces jours derniers. On y voit des balles de Kalachnikov, des grenades dégoupillées, mais non explosées. Dans un coin, des perfusions accrochées à des bâtons plantés dans le sol, vraisemblablement pour soigner les blessés islamistes.


    Ceux-ci sont invisibles et les soldats français et maliens n’ont rencontré aucune résistance. D’après les habitants, les jihadistes avaient abandonné Diabali dès vendredi, après les frappes aériennes.


    L’entrée de la colonne lundi a été précédée de vols de reconnaissance des hélicoptères légers français Gazelle et de patrouilles de membres des forces spéciales.


    Certes les islamistes ont été bien « tapés » par l’aviation, selon les militaires français, mais certains ont pu se cacher ou bien s’éparpiller dans les environs. Mais après deux heures de piste poussiéreuse, entre rizières et canal, les soldats français et maliens n’ont été accueillis que par des habitants sortant de leurs masures.

     
     
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