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    L'investiture de Chavez est reportée

     

    Les législateurs vénézuéliens ont voté mardi pour repousser l’investiture du président Hugo Chavez pour son nouveau mandat, un geste qui a immédiatement été critiqué par ses opposants, qui l’ont qualifié de violation de la Constitution.


    Les alliés de M. Chavez, qui détiennent la majorité des sièges de l’Assemblée nationale, ont appuyé une proposition du gouvernement pour que M. Chavez soit assermenté à une date ultérieure devant la Cour suprême. Les députés pro-Chavez ont approuvé le plan à main levée, mais les opposants du leader socialiste ont soutenu qu’il s’agissait d’un acte illégal.


    Le vice-président vénézuélien, Nicolas Maduro, a annoncé que M. Chavez ne pourrait pas être présent pour son investiture de jeudi dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello.


    Dans sa lettre, M. Maduro affirme que selon les recommandations de l’équipe médicale de M. Chavez, son processus de guérison « devrait être prolongé au-delà du 10 janvier », et que pour cette raison, Hugo Chavez ne pourra être présent à la cérémonie. M. Maduro a indiqué que M. Chavez invoquait des dispositions de la Constitution lui permettant d’être assermenté devant la Cour suprême « à une date ultérieure ».


    L’opposition a contesté cet argument à l’Organisation des États américains, mais ne semblait pas avoir d’autres avenues pour bloquer le plan du gouvernement.


    Les tensions entre le gouvernement et l’opposition sur la possibilité de repousser légalement la date de l’investiture se sont transformées en dispute constitutionnelle au cours des dernières semaines. Le président Chavez a subi sa quatrième opération pour un cancer à Cuba le mois dernier et il n’est pas apparu en public depuis.


    La Constitution vénézuélienne dit que l’assermentation du président doit se dérouler devant les élus de l’Assemblée nationale le 10 janvier, mais ajoute que le président peut aussi prêter serment devant la Cour suprême s’il est incapable d’être assermenté devant l’assemblée. Les responsables du gouvernement font valoir que cette clause ne mentionne pas de date spécifique, tandis que des opposants affirment que le texte dit clairement que la date limite est le 10 janvier.

     
     
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