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    Violences à Belfast : politiciens et religieux cherchent une issue

    Loyalistes devant l’hôtel de la ville de Belfast
    Photo : Agence France-Presse (photo) Peter Muhly Loyalistes devant l’hôtel de la ville de Belfast

    Belfast – Des représentants politiques et religieux ont entamé dimanche des discussions à Belfast pour tenter de mettre fin à la récente flambée de violences dans le ville qui s’est déjà soldée par 70 arrestations et une cinquantaine de blessés parmi les forces de l’ordre, selon la police.


    Les heurts ont commencé après la décision le 3 décembre du conseil municipal de Belfast, capitale de la province britannique d’Irlande du Nord, de ne plus faire flotter en permanence l’Union Jack sur la mairie.


    Cette décision controversée a entraîné depuis des violences répétées de la part de protestants loyalistes, partisans de l’union de l’Irlande du Nord avec le Royaume-Uni.


    Selon un bilan fourni dimanche par la police, 52 policiers ont été blessés depuis le début de ces heurts. 70 personnes ont été interpellées et 47 inculpées. Samedi soir, après une manifestation, une centaine de personnes ont à nouveau lancé des projectiles en direction des policiers. Certains d’entre eux ont rapporté que des coups de feu avaient été tirés dans leur direction.


    « Soyez bien persuadés que nous aurons des ressources suffisantes, aussi longtemps qu’il le faudra, si ces désordres se reproduisent », a averti le chef de la police nord-irlandaise, Matt Baggott.


    Le responsable de la Fédération de la police, un syndicat de police, Terry Spence, a estimé pour sa part que ces coups de feu étaient un développement très grave. « Cela montre clairement que les groupes paramilitaires ont noyauté ces manifestations », a-t-il déclaré.


    Des représentants religieux et de plusieurs partis se sont réunis dimanche dans une église de Belfast pour tenter de mettre fin à ces violences.


    « Nous avons besoin de calme et de réflexion. Nous avons besoin que les gens qui gardent la tête froide réfléchissent ensemble », a déclaré Robin Newton, du Parti unioniste démocrate (DUP).


    « Nous devons trouver une issue, mais comment, je ne sais pas », a-t-il ajouté, notant l’absence de revendications claires des manifestants.


    Michael Copeland, député du Parti unioniste d’Ulster, s’est quant à lui dit pessimiste, en l’absence de leader déclaré parmi les manifestants : « Il n’y a, semble-t-il, aucune personne à laquelle nous puissions nous adresser », a-t-il noté.

     
     
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