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    Syrie - Brahimi plaide pour un gouvernement de transition

    28 décembre 2012 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
    Lakhdar Brahimi lors de son arrivée à Damas dimanche
    Photo: Agence France-Presse (photo) Lakhdar Brahimi lors de son arrivée à Damas dimanche
    L’émissaire de l’ONU, Lakhdar Brahimi, a appelé jeudi à former un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs en Syrie, en proie à un conflit meurtrier depuis 21 mois, sans toutefois se prononcer sur le sort de Bachar al-Assad, reprenant ainsi les principaux points de l’accord de Genève.

    Pour l’émissaire international, ce plan adopté le 30 juin à Genève par le Groupe d’action sur la Syrie contient « suffisamment d’éléments pour négocier une sortie de crise au cours des prochains mois ».


    Évoqué par les différentes parties, il y subsiste encore de nombreuses zones d’ombre. Damas l’a salué, réclamant toutefois des éclaircissements sur plusieurs points.


    Ainsi, il ne se prononce pas sur le sort du président Bachar al-Assad, dont le départ est une condition sine qua non posée par l’opposition pour tout dialogue national auquel invite l’accord de Genève.


    De fait, les membres du Groupe divergent sur son interprétation, Washington estimant qu’il ouvre la voie à l’ère post-Assad, tandis que Moscou et Pékin affirment qu’il revient aux Syriens de déterminer leur avenir.


    Reprenant la proposition faite à Genève d’un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs exécutifs, M. Brahimi a réclamé un changement « réel » en Syrie, évoquant même un possi- ble changement de système politique, jugeant possible l’abandon du régime présidentiel au profit d’un système parlementaire.


    L’accord de Genève prévoit que ce cabinet de transition, qui pourrait inclure des membres du gouvernement actuel et de l’opposition sur la base du consentement mutuel, nomme, à la demande de l’émissaire, un interlocuteur effectif pour travailler sur le plan de transition, auquel les femmes devront pleinement être associées.


    À partir de là, selon l’accord de Genève, une révision constitutionnelle pourrait être lancée et son résultat devra être soumis à l’approbation populaire avant de préparer des élections libres et ouvertes à tous les partis.


    Le Groupe d’action sur la Syrie rassemble les cinq membres permanents du Conseil de sécurité - États-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne -, des pays représentant la Ligue arabe, la Turquie et les secrétaires généraux de la Ligue Arabe et de l’ONU ainsi que l’Union européenne. Ce Groupe s’est engagé à soutenir tout accord conclu en Syrie, via une assistance internationale sous mandat de l’ONU et des moyens financiers significatifs pour la reconstruction.

     

    Sans Assad


    La principale plateforme de l’opposition syrienne s’est dite ouverte jeudi à tout processus de transition politique en Syrie dès lors que le président Bachar al-Assad et ses proches n’en font pas partie.


    « Nous accepterons toute solution politique qui n’inclut pas la famille Assad et ceux qui ont fait du mal au peuple syrien. En dehors de ça, toutes les options sont sur la table », a déclaré Walid al-Bunni, porte parole de la Coalition nationale syrienne (CNS).


    « Notre première condition pour eux [la famille Assad et les hauts responsables du régime], c’est qu’ils quittent le pays », a souligné M. al-Bunni.

     

    Des raids


    Pendant ce temps, l’aviation syrienne menait jeudi des raids sur la province d’Idleb, tandis que des combats opposaient soldats et rebelles près de Damas et d’Alep, où les rebelles ont attaqué des positions militaires, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).


    Dans l’après-midi, « les chasseurs-bombardiers ont mené des nouveaux raids autour de Jisr al-Choughour et Maaret al-Noomane », dans la province d’Idleb, a rapporté l’OSDH, faisant également état de combats au sol.


    Plus tôt, l’armée de l’air avait bombardé les abords de la base militaire de Wadi Deif, assiégée par les rebelles depuis plus de deux mois près de Maaret al-Noomane, une ville stratégique contrôlée par les rebelles depuis octobre, selon la même source.


    Au total, les violences ont fait au moins 49 morts jeudi à travers le pays, dont 11 rebelles et 16 soldats tués dans la seule province d’Idleb, selon l’OSDH.


    L’agence officielle syrienne Sana a affirmé pour sa part que l’armée avait tué et blessé de nombreux « terroristes » dans la province.


    Près de Damas, plusieurs banlieues ont également été visées par des raids aériens, et des combats se déroulaient au sol, selon l’OSDH.

     
     
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