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    Le premier ministre indien promet de protéger les femmes contre le harcèlement

    27 décembre 2012 16h09 | Associated Press | Actualités internationales
    Relire la chronique de Guy Taillefer, «Toutes les 22 minutes»
    New Delhi — Le premier ministre indien, Manmohan Singh, a promis jeudi d’agir pour protéger les femmes du pays, tandis que la jeune victime d’un viol en bande dans un autobus de New Delhi a été transportée à Singapour pour soigner de graves blessures internes.

    Le viol de la jeune femme de 23 ans, le 16 décembre, a provoqué d’importantes manifestations en Inde, notamment une marche jeudi pour demander au gouvernement de sévir contre le harcèlement quotidien que vivent les femmes indiennes, qui va des attouchements aux violences graves. Certains manifestants ont appelé à la peine de mort ou à la castration pour les violeurs. En vertu des lois actuelles, la peine maximale pour un viol est l’emprisonnement à vie.

    Les femmes victimes de viol portent rarement plainte à cause du stigmate social et de la crainte d’être accusées d’avoir incité l’attaque. Plusieurs Indiennes organisent leur vie quotidienne de façon à se protéger du harcèlement et du viol.

    Le gouvernement de Manmohan Singh a mis sur pied deux comités en réponse aux manifestations. L’un des comités, chargé d’accélérer les procès pour viol, a déjà reçu plus de 6000 suggestions par courriel. Le deuxième examinera les failles qui ont permis le viol de la jeune femme dans un autobus qui a traversé plusieurs points de contrôle policiers et suggérera des mesures pour améliorer la sécurité des femmes.

    «Laissez-moi affirmer catégoriquement que la question de la sécurité des femmes est la plus grande préoccupation de notre gouvernement», a dit M. Singh lors d’une réunion sur le développement. Il a appelé les responsables des États indiens à porter une attention particulière au problème.

    «Il ne peut y avoir de développement significatif sans la participation active de la moitié de la population, et cette participation ne peut tout simplement pas avoir lieu si leur sécurité n’est pas assurée», a-t-il ajouté.

    La femme victime du viol est arrivée à Singapour jeudi à bord d’un avion médical. Elle a été admise aux soins intensifs de l’hôpital Mount Elizabeth, réputé pour ses installations permettant des transplantations multiples.

    Jeudi soir, elle était toujours dans un état «extrêmement critique» et une équipe de médecins tentait de la stabiliser, a indiqué un responsable de l’établissement, le docteur Kelvin Loh. Avant d’arriver à Singapour, elle avait déjà subi trois opérations abdominales et a souffert d’un arrêt cardiaque, a précisé le médecin.

    Le traitement de la jeune femme est supervisé et financé par le gouvernement indien. Elle a été transférée à l’étranger sur la recommandation de ses médecins en Inde.
    Sa famille a également été transportée à Singapour pour être à ses côtés durant les traitements, qui pourraient durer plusieurs semaines.

    Selon la police, la victime du viol voyageait avec un ami de sexe masculin dans un autobus quand ils ont été attaqués par six hommes, qui ont violé la jeune femme à tour de rôle avant de battre le couple avec des barres de fer et de les abandonner au bord de la route. Les six suspects ont été arrêtés, a indiqué la police.

    Par Ravi Nessman
     
     
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