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    Égypte: Morsi défend la Constitution et annonce un remaniement

    27 décembre 2012 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
    Mohamed Morsi peu avant son allocution télévisée, mercredi
    Photo: Agence France-Presse (photo) Mohamed Morsi peu avant son allocution télévisée, mercredi
    Le président islamiste égyptien Mohamed Morsi s’est félicité mercredi de l’adoption de la nouvelle Constitution défendue par ses partisans, en annonçant un remaniement du gouvernement pour répondre aux défis économiques de l’Égypte, en proie à de graves difficultés.

    « Je vais déployer tous Mes efforts pour soutenir l’économie égyptienne, qui fait face à d’énormes défis mais a aussi de grandes chances de croissance, et je ferai tous les changements nécessaires dont a besoin cette mission, celle de la croissance et de la production », a-t-il dit dans une allocution télévisée.


    M. Morsi s’est réjoui de l’adoption de la nouvelle Constitution, qui reflète selon lui « la libre volonté des Égyptiens » et « l’esprit de la révolution », qui a renversé l’autocrate Hosni Moubarak début 2011.


    La nouvelle Constitution a été adoptée par 63,8 % des votants, une majorité confortable toutefois assortie d’une faible mobilisation des 52 millions d’électeurs inscrits, qui ne sont que 32,9 % à avoir voté lors du référendum des 15 et 22 décembre.


    Le texte est basé sur « le droit à la citoyenneté sans discrimination » et consacre « la liberté d’opinion, de création et les valeurs de la modération », a-t-il soutenu.


    Le chef de l’État a reconnu avoir dû prendre « des décisions difficiles » pour faire passer la nouvelle Constitution, censée mener à « une nouvelle ère, avec plus de stabilité et de sécurité ». « Oui, il y a eu pendant cette période temporaire des erreurs de part et d’autre. J’en porte la responsabilité avec vous », a-t-il ajouté.


    Le président a aussi défendu le référendum, qui s’est déroulé sous haute tension et a été entaché, selon l’opposition et plusieurs ONG, par des irrégularités et des fraudes. « Le référendum s’est tenu dans une transparence totale et sous supervision judiciaire complète », a-t-il assuré, en ajoutant que le vif débat politique qui a eu lieu était « un phénomène sain ». Toutefois, « certains n’ont pas réalisé la différence entre le droit d’exprimer son opinion et le recours à la violence », a-t-il dit.


    M. Morsi a renouvelé son appel à l’opposition à participer à un dialogue national, en estimant que « le dialogue est devenu une nécessité ».


    Le Front du salut national, principale coalition de l’opposition rassemblant des forces politiques libérales et de gauche présidée par le Prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei, avait refusé ce dialogue en affirmant qu’il était de façade.


    Les États-Unis ont appelé le président égyptien à mettre « fin aux divisions » et à « élargir le soutien au processus politique », tandis que la France l’a pressé de « rétablir le consensus dans la société égyptienne ».


    Un sérieux test devrait survenir avec les législatives prévues dans deux mois pour renouveler la chambre des députés, dissoute en juin.


    En attendant cette élection, l’adoption de la Constitution s’est traduite par le transfert au Sénat - la chambre haute encore en activité, dominée par les islamistes - de la totalité du pouvoir législatif, assuré jusqu’à présent par M. Morsi.


    Les tensions politiques se doublent d’une grave crise économique. Le gouvernement a décidé de limiter à un équivalent de 10 000 dollars en devise étrangère le montant que tout voyageur peut faire entrer ou sortir du pays, pour limiter les flux de capitaux pesant sur la livre égyptienne, ont rapporté les médias gouvernementaux. Les réserves en devises de l’Égypte ont fondu de 36 à 15 milliards de dollars depuis la chute de M. Moubarak, une grande partie de ces sommes ayant servi à soutenir la livre face au dollar.


    L’Égypte est depuis près de deux ans confrontée à une forte baisse des recettes du tourisme et à un effondrement des investissements étrangers.

     
     
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