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    Les rebelles s’affichent en maîtres de la Centrafrique

    27 décembre 2012 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
    Des partisans de l’actuel président lors de la campagne électorale de 2011
    Photo: Agence France-Presse (photo) Beafrika Sango Des partisans de l’actuel président lors de la campagne électorale de 2011
    La coalition rebelle du Séléka s’est affichée mercredi en maître de la Centrafrique, affirmant que le président François Bozizé « avait perdu le contrôle du pays » alors que des manifestants proches du pouvoir ont attaqué l’ambassade de France à Bangui pour dénoncer la passivité de Paris.

    Les renforts tchadiens qui campent sur leurs positions aux portes de Bangui semblent être le dernier rempart contre une avancée des rebelles vers la capitale.


    Après plus de 15 jours d’opérations et de conquête de villes sans rencontrer de véritable résistance, le Séléka (Alliance en sango, la langue nationale), a affirmé que « par mesure de sécurité et de protection des populations civiles, nous ne considérons plus nécessaire de mener la bataille de Bangui et d’y faire entrer nos troupes, car le général François Bozizé […] a déjà perdu le contrôle du pays ».


    « Nous demandons à tous les fils et filles de Centrafrique, à tous les éléments de forces de défense et de sécurité encore fidèles au régime de François Bozizé de déposer les armes immédiatement », ont ajouté les rebelles dans un communiqué.


    Les insurgés, qui ont pris les armes le 10 décembre pour réclamer « le respect » d’accords de paix conclus entre 2007 et 2011, se sont rapidement emparés de villes stratégiques, Bria (ville diamantifère du centre), Bambari (ville aurifère du centre sud), avant de prendre Kaga Bandoro (centre nord) mardi, s’approchant dangereusement de Bangui par le nord et par l’est. Sous-équipée, démotivée et mal organisée, l’armée régulière n’a opposé que peu de résistance.


    Tout en affirmant vouloir négocier à Libreville, au Gabon, comme l’avaient demandé vendredi les chefs d’États d’Afrique centrale, la rébellion a continué à avancer, refusant de quitter les villes conquises sans un cessez-le-feu préalable, que le président centrafricain ne semble pas prêt à accorder.


    Au moins 2000 Centrafricains se sont réfugiés dans le nord de la République démocratique du Congo voisine pour fuir l’avancée de la rébellion, a indiqué mercredi une source officielle congolaise. A Bangui, plusieurs centaines de personnes proches du pouvoir ont lancé mercredi des projectiles vers l’ambassade de France pour dénoncer la passivité de l’ancienne puissance coloniale, a constaté un journaliste de l’AFP. Les manifestants avaient auparavant fait un sit-in devant l’ambassade des États-Unis.


    Les effectifs et la puissance de feu de la rébellion demeurent une inconnue. Selon un enseignant de la ville occupée de Bambari, Eudes Azouaka, « le nombre de rebelles [à Bambari uniquement] se situe entre 300 et 400 hommes. Ils sont armés de lance-roquettes, de mortiers, de véhicules armés de mitrailleuses lourdes et de Kalachnikov. »

     
     
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