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    Raid aérien en Syrie - Plus de 60 morts près d’une boulangerie

    24 décembre 2012 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
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	Boulangerie détruite dans la localité rebelle de Halfaya; le bilan pourrait s’alourdir.</div>
    Photo: Associated Press
    Boulangerie détruite dans la localité rebelle de Halfaya; le bilan pourrait s’alourdir.
    Damas — Plus de 60 civils ont été tués dimanche par un raid de l’armée de l’air devant une boulangerie en Syrie, où l’émissaire international Lakhdar Brahimi est arrivé pour tenter une nouvelle fois de trouver une solution au conflit qui ravage le pays depuis près de deux ans.

    L’aviation du régime de Bachar al-Assad a concentré ses opérations sur la province de Hama (centre), détruisant une boulangerie de la localité rebelle de Halfaya et visant plusieurs localités alentour.


    L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui s’appuie sur un large réseau de militants et de médecins dans les hôpitaux civils et militaires, a fait état de plus de 60 morts dans le raid contre l’échoppe. Mais, avec plus de 50 blessés dans un état critique, le bilan pourrait encore s’alourdir, selon cette ONG.


    Alors que la crise humanitaire s’aggrave et que le pain se fait de plus en plus rare, les Syriens sont souvent contraints de faire de longues queues devant les boulangeries.


    Les raids aériens menés par le régime visent à terroriser la population après les récentes attaques rebelles dans la région tenue d’une main de fer par l’armée depuis des manifestations monstres contre le régime durant l’été 2011, a affirmé à l’AFP un militant local se présentant sous le nom d’Abou Ghazi.


    Toujours dans la même province, un bataillon rebelle a prévenu samedi qu’il attaquerait deux localités chrétiennes si leurs habitants n’en chassaient pas l’armée. L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a dénoncé ces menaces, redoutant une tournure confessionnelle du conflit.


    Selon un bilan provisoire de l’OSDH, au moins 174 personnes ont été tuées dans les violences dimanche à travers le pays, dont 108 civils.


    Dans ce contexte de fortes tensions, l’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi est arrivé à Damas, entrant dans le pays - contrairement à ses visites précédentes - par la route depuis le Liban, les combats ayant récemment gagné les abords de l’axe reliant l’aéroport à la capitale.


    Peu avant son arrivée, le ministre syrien de l’Information Omrane al-Zohbi a assuré ne pas avoir été informé de cette visite.


    Affirmant également ne pas avoir connaissance d’un quelconque plan de l’émissaire international, il a une nouvelle fois appelé au dialogue, estimant que « le temps presse ».

     

    Toutefois, l’opposition pose comme condition préalable à toute négociation le départ du président Bachar al-Assad.


    Lors de sa dernière visite à Damas, du 19 au 24 octobre, M. Brahimi avait rencontré M. Assad ainsi que plusieurs hauts responsables, négociant avec eux une trêve pour la fête musulmane de l’Adha fin octobre, qui avait volé en éclats au bout de quelques heures.


    Cette nouvelle visite, pour laquelle aucun programme n’a été donné, intervient après 21 mois de violences qui ont fait plus de 44.000 morts et ont vu toutes les parties se radicaliser, l’OTAN faisant état de tirs de missiles Scud par l’armée, tandis que l’ONU dénonçait un conflit désormais « ouvertement communautaire ».


    Alors que des combats ont eu lieu la semaine passée dans le camp palestinien de Yarmouk, dans le sud de Damas, le responsable du dossier des réfugiés au sein de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Zakariya al-Agha, a affirmé qu’au total plus de 700 Palestiniens avaient été tués en Syrie depuis le début du conflit en mars 2011.


    Face à ces violences qui ne faiblissent pas, la communauté internationale reste néanmoins paralysée par ses divisions, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU où Moscou et Pékin, alliés clé du régime, font jouer leur droit de veto pour bloquer toute résolution condamnant Damas.


    Mais, a assuré samedi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov les pays impliqués dans la crise syrienne « prient pour que la Russie et la Chine continuent de bloquer toute autorisation d’une intervention, parce que dès que ce sera autorisé, ils devront agir, et personne n’(y) est prêt ».

     
     
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