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    Tuerie de Newtown: la NRA veut des gardes armés dans les écoles

    «La seule chose qui peut arrêter un type méchant avec une arme est un type gentil avec une arme», a déclaré le vice-président de la NRA, Wayne LaPierre.

    21 décembre 2012 13h41 | Associated Press | Actualités internationales
    Washington — Le plus puissant groupe de pression américain favorable aux armes à feu a déclaré, vendredi, qu'il voulait s'attaquer au problème de la violence causée par les armes en déployant des policiers armés dans chaque école du pays.

    Les commentaires de la National Rifle Association (NRA) surviennent exactement une semaine après le massacre dans une école primaire de Newtown, au Connecticut, qui a fait 26 morts, dont 20 enfants. Il s'agit de la première déclaration substantielle de l'organisation depuis la fusillade, alors que la pression monte à Washington et ailleurs pour renforcer le contrôle des armes à feu.

    «La seule chose qui peut arrêter un type méchant avec une arme est un type gentil avec une arme», a déclaré le vice-président de la NRA, Wayne LaPierre.

    Au moins deux manifestants ont perturbé sa déclaration, malgré les importantes mesures de sécurité déployées pour l'occasion. Un homme a brandi une grande bannière rouge proclamant: «La NRA tue nos enfants». Les manifestants, qui criaient que les armes dans les écoles ne sont pas la solution, ont été expulsés de la salle par des agents de sécurité.

    La NRA fait probablement face à l'un des plus importants défis de son existence après la tuerie au Connecticut, qui a provoqué une onde de choc dans tout le pays. Les victimes ont été atteintes de plusieurs balles, dont certaines tirées à bout portant par un fusil d'assaut de style militaire.

    Wayne LaPierre a déclaré qu'«un prochain Adam Lanza», le jeune homme de 20 ans responsable de la fusillade, était déjà en train de préparer une attaque contre une autre école.

    M. LaPierre a blâmé les médias, les jeux vidéo, les films et les vidéoclips, qui exposent selon lui les enfants à la culture de la violence au quotidien. «De nombreux conglomérats compétitionnent entre eux pour choquer, violer et offenser tous les standards d'une société civilisée, en présentant un mélange encore plus toxique de comportements téméraires et de cruauté criminelle directement dans nos maisons», a-t-il dit.

    Tandis que «certains ont tenté d'exploiter la tragédie pour en tirer des gains politiques, nous avons gardé un silence respectueux», a ajouté M. LaPierre.

    Il a refusé de répondre aux questions des journalistes.

    Le vice-président de la NRA a par ailleurs annoncé que l'ancien représentant Asa Hutchison dirigerait un programme de la NRA visant à concevoir un modèle de sécurité pour les écoles s'appuyant sur des volontaires armés.

    La NRA était pratiquement disparue du débat public depuis la fusillade de Newtown, choisissant de garder un silence inhabituel au moment où le pays tente de trouver des réponses et des solutions pour éviter la répétition d'un tel carnage.

    Depuis la tuerie, le président Barack Obama a demandé aux élus d'agir maintenant pour freiner la violence causée par les armes et a appelé la NRA à participer aux efforts. Il a demandé mercredi à une équipe dirigée par son vice-président Joe Biden de présenter des «propositions concrètes» dès le mois de janvier.

    Le président a également demandé au Congrès de rétablir le moratoire sur les fusils d'assaut, qui a expiré en 2004.

    Dans une vidéo publiée vendredi matin, le président Obama affirme que la Maison-Blanche a été inondée de messages d'appui pour renforcer les lois sur les armes à feu au cours de la dernière semaine. «Nous vous avons entendus», a-t-il dit.

    Un sondage mené par le Pew Research Center du 17 au 19 décembre, après la fusillade au Connecticut, montre que les Américains sont plus nombreux à accorder la priorité au contrôle des armes (49 %) qu'aux droits des propriétaires d'armes à feu (42 %).

    Ces proportions étaient presque égales en juillet. Le sondage téléphonique a été mené auprès de 1219 adultes dans les 50 États américains. Il comporte une marge d'erreur de plus ou moins 3,4 points de pourcentage.




     
     
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