Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    L’après-2014 en Afghanistan - Kaboul veut intégrer les talibans au pouvoir de l’État

    Des soldats afghans de la base Goshti, près du Pakistan
    Photo : Agence France-Presse (photo) Shah Marai Des soldats afghans de la base Goshti, près du Pakistan

    Les autorités afghanes souhaitent intégrer les insurgés talibans au pouvoir, dans l’espoir d’assurer la stabilité du pays après la mission de combat de l’OTAN fin 2014, selon leur Feuille de route pour la paix en 2015.


    Après une décennie, les forces de l’OTAN menées par les États-Unis n’ont pas réussi à mater l’insurrection des talibans qui tentent de reprendre le pouvoir par les armes. Selon de nombreux analystes, l’Afghanistan pourrait replonger dans la guerre civile et les talibans reprendre du collier à Kaboul lorsque les 100 000 soldats de la mission de combat de l’OTAN auront quitté le pays fin 2014. D’où l’importance du processus de paix pour éviter « le pire des scénarios ».


    La Feuille de route pour la paix en 2015 consultée mardi par l’AFP, vise donc en premier lieu à s’assurer de la « collaboration » du Pakistan, accusé par Kaboul d’héberger sur son territoire de hauts responsables et des combattants des talibans afghans, dans le processus de paix. Le Pakistan, considéré comme un acteur clé en raison de ses liens avec des factions talibanes, tient ouvertement à jouer un rôle dans la stabilisation de son voisin après 2014 et a déjà libéré des talibans prisonniers de ses geôles afin de donner une impulsion au processus de réconciliation afghane.


    Cette première étape devrait être suivie par des pourparlers directs, sous les auspices de Washington et d’Islamabad, entre le gouvernement du président afghan, Hamid Karzaï, et les talibans au cours de la première moitié de l’année 2013 en Arabie saoudite, poursuit la feuille de route.

     

    Les sanctions


    Les États-Unis et l’ONU devraient assouplir leurs sanctions contre certains talibans afin de leur permettre de participer aux discussions, plaide le document. Le Conseil de sécurité de l’ONU a déjà adapté lundi ses sanctions contre des talibans afghans afin de permettre à certains d’entre eux de voyager pour participer au processus de paix. Mais les talibans ont répété au cours des derniers mois qu’ils s’opposaient à des négociations directes avec le président Karzaï et qu’ils souhaitent des discussions avec des puissances étrangères comme les États-Unis.


    La troisième étape de cette feuille de route de quatre pages propose un accord, dans la deuxième moitié de 2013, sur un cessez-le-feu ainsi que la transformation des talibans et d’autres groupes armés en parti politique.


    L’Afghanistan doit tenir une présidentielle en avril 2014 et des législatives l’année suivante. Selon la Constitution, le président Karzaï ne pourra pas briguer un troisième mandat consécutif, ce qui pose la question épineuse de sa succession à la tête du pays.


    Les talibans pourraient même être intégrés « à la structure du pouvoir de l’État, dans des postes non élus », en tant que gouverneurs de province dans leurs fiefs du sud et de l’est du pays, prévoit le texte.

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel