Chirac se rend à New York pour défendre l'ONU
Paris — Jacques Chirac entame demain un voyage de quatre jours à New York, qui le verra notamment s'adresser à l'Assemblée générale des Nations Unies et rencontrer le président George Bush, avec qui il tentera de trouver un terrain d'entente dans l'épineux dossier irakien.
Il y a six mois, on disait que l'ONU était morte, aujourd'hui un nombre exceptionnel de chefs d'État et de gouvernement se rendent à l'Assemblée générale — plus de 80 au lieu d'une cinquantaine habituellement —, souligne-t-on dans l'entourage du chef de l'État français.
En intervenant personnellement devant l'Assemblée générale, «le président de la République entend souligner l'importance de l'Organisation des Nations unies dans le monde d'aujourd'hui après les épreuves de ces derniers mois, a déclaré hier la porte-parole de l'Élysée, Catherine Colonna. Il entend marquer aussi sa confiance dans le système multilatéral, qui n'a pas de vraie alternative et qui est le plus efficace et le seul légitime pour traiter des crises. Il sera d'autant plus efficace qu'il saura mener des réformes profondes».
Devant les 191 pays membres de l'Organisation internationale réunis pour cette 58e Assemblée générale, Jacques Chirac fera donc entendre mardi matin la voix de la France, membre permanent du Conseil de sécurité.
Il devrait notamment lancer des pistes de réflexion sur la réforme de l'ONU (qui passe par une revitalisation de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité en particulier), le renforcement des systèmes de défense des droits de l'homme ou encore la création d'une instance mondiale chargée des questions économiques.
Jacques Chirac interviendra également lors de deux conférences organisées en marge de l'Assemblée onusienne, l'une sur le terrorisme, organisée à l'initiative de la Norvège et du lauréat du prix Nobel de la paix Elie Wiesel, et une deuxième sur la lutte contre le sida. Il participera aussi à une rencontre sur le Nepad (Nouveau partenariat pour le développement en Afrique).
Reprise de contact
Le voyage du chef de l'État français, qui n'est pas retourné aux États-Unis depuis deux ans, sera aussi l'occasion d'une reprise de contact au plus haut niveau avec l'administration américaine, concrétisée par une rencontre, mardi à la mi-journée, avec son homologue George W. Bush. Les deux hommes ne se sont ni vus ni parlé directement depuis leur rencontre polie en marge du sommet du G8 d'Évian, début juin, au cours de laquelle ils avaient réaffirmé leur volonté de «travailler ensemble», y compris sur l'Irak.
Près de cinq mois après la fin officielle des combats et à l'heure où l'Irak s'installe dans le chaos, au point d'amener les États-Unis à en appeler à l'aide internationale, c'est sur ce dossier que Jacques Chirac, naguère chef de file des opposants à la guerre et aujourd'hui partisan d'un transfert de souveraineté rapide aux Irakiens, sera le plus attendu.
Sur ce sujet délicat, le président français souhaite faire montre d'ouverture vis-à-vis de Washington, indique-t-on à l'Élysée. «La France n'est pas dans une attitude de rejet des propositions américaines», a souligné Catherine Colonna. Il ne s'agit pas de dire aux Américains «on vous l'avait bien dit» mais de proposer un changement d'approche du problème qui rende les Irakiens responsables de leur propre pays, explique-t-on dans l'entourage du président français.
Les «risques» représentés par la dégradation de la situation en Irak, où les soldats de la coalition font l'objet d'attaques quasi quotidiennes, ont été rappelés jeudi lors de la rencontre à Berlin entre Jacques Chirac et le chancelier Gerhard Schröder. L'Irak sera aussi, avec le Proche-Orient, en tête de la liste des sujets abordés lors de la réunion informelle d'aujourd'hui entre Jacques Chirac, Gerhard Schröder et le premier ministre britannique Tony Blair dans la capitale allemande, a fait savoir l'Élysée.
Discussions tous azimuts
À l'heure où une nouvelle résolution de l'ONU sur l'avenir de l'Irak est en cours de préparation, les rencontres et discussions tous azimuts de la semaine prochaine dans la maison de verre onusienne seront sans doute déterminantes. Parmi les rencontres bilatérales d'ores et déjà prévues figure un déjeuner avec le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva, à quelques mois de l'entrée pour deux ans du Brésil au Conseil de sécurité. Une rencontre tripartite Poutine-Chirac-Schöder est aussi prévue mercredi.
Au chapitre purement franco-américain, Jacques Chirac déposera dès son arrivée à Manhattan une gerbe devant le monument commémoratif provisoire de Battery Park, à deux pas de «Ground Zero», dédié aux victimes des attentats du 11 septembre. Jacques Chirac profitera aussi de ce voyage pour rencontrer des associations juives américaines. Il sera accompagné par plusieurs personnalités de la communauté juive de France, dont l'ancienne ministre Simone Veil et le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Roger Cukierman.
Il y a six mois, on disait que l'ONU était morte, aujourd'hui un nombre exceptionnel de chefs d'État et de gouvernement se rendent à l'Assemblée générale — plus de 80 au lieu d'une cinquantaine habituellement —, souligne-t-on dans l'entourage du chef de l'État français.
En intervenant personnellement devant l'Assemblée générale, «le président de la République entend souligner l'importance de l'Organisation des Nations unies dans le monde d'aujourd'hui après les épreuves de ces derniers mois, a déclaré hier la porte-parole de l'Élysée, Catherine Colonna. Il entend marquer aussi sa confiance dans le système multilatéral, qui n'a pas de vraie alternative et qui est le plus efficace et le seul légitime pour traiter des crises. Il sera d'autant plus efficace qu'il saura mener des réformes profondes».
Devant les 191 pays membres de l'Organisation internationale réunis pour cette 58e Assemblée générale, Jacques Chirac fera donc entendre mardi matin la voix de la France, membre permanent du Conseil de sécurité.
Il devrait notamment lancer des pistes de réflexion sur la réforme de l'ONU (qui passe par une revitalisation de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité en particulier), le renforcement des systèmes de défense des droits de l'homme ou encore la création d'une instance mondiale chargée des questions économiques.
Jacques Chirac interviendra également lors de deux conférences organisées en marge de l'Assemblée onusienne, l'une sur le terrorisme, organisée à l'initiative de la Norvège et du lauréat du prix Nobel de la paix Elie Wiesel, et une deuxième sur la lutte contre le sida. Il participera aussi à une rencontre sur le Nepad (Nouveau partenariat pour le développement en Afrique).
Reprise de contact
Le voyage du chef de l'État français, qui n'est pas retourné aux États-Unis depuis deux ans, sera aussi l'occasion d'une reprise de contact au plus haut niveau avec l'administration américaine, concrétisée par une rencontre, mardi à la mi-journée, avec son homologue George W. Bush. Les deux hommes ne se sont ni vus ni parlé directement depuis leur rencontre polie en marge du sommet du G8 d'Évian, début juin, au cours de laquelle ils avaient réaffirmé leur volonté de «travailler ensemble», y compris sur l'Irak.
Près de cinq mois après la fin officielle des combats et à l'heure où l'Irak s'installe dans le chaos, au point d'amener les États-Unis à en appeler à l'aide internationale, c'est sur ce dossier que Jacques Chirac, naguère chef de file des opposants à la guerre et aujourd'hui partisan d'un transfert de souveraineté rapide aux Irakiens, sera le plus attendu.
Sur ce sujet délicat, le président français souhaite faire montre d'ouverture vis-à-vis de Washington, indique-t-on à l'Élysée. «La France n'est pas dans une attitude de rejet des propositions américaines», a souligné Catherine Colonna. Il ne s'agit pas de dire aux Américains «on vous l'avait bien dit» mais de proposer un changement d'approche du problème qui rende les Irakiens responsables de leur propre pays, explique-t-on dans l'entourage du président français.
Les «risques» représentés par la dégradation de la situation en Irak, où les soldats de la coalition font l'objet d'attaques quasi quotidiennes, ont été rappelés jeudi lors de la rencontre à Berlin entre Jacques Chirac et le chancelier Gerhard Schröder. L'Irak sera aussi, avec le Proche-Orient, en tête de la liste des sujets abordés lors de la réunion informelle d'aujourd'hui entre Jacques Chirac, Gerhard Schröder et le premier ministre britannique Tony Blair dans la capitale allemande, a fait savoir l'Élysée.
Discussions tous azimuts
À l'heure où une nouvelle résolution de l'ONU sur l'avenir de l'Irak est en cours de préparation, les rencontres et discussions tous azimuts de la semaine prochaine dans la maison de verre onusienne seront sans doute déterminantes. Parmi les rencontres bilatérales d'ores et déjà prévues figure un déjeuner avec le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva, à quelques mois de l'entrée pour deux ans du Brésil au Conseil de sécurité. Une rencontre tripartite Poutine-Chirac-Schöder est aussi prévue mercredi.
Au chapitre purement franco-américain, Jacques Chirac déposera dès son arrivée à Manhattan une gerbe devant le monument commémoratif provisoire de Battery Park, à deux pas de «Ground Zero», dédié aux victimes des attentats du 11 septembre. Jacques Chirac profitera aussi de ce voyage pour rencontrer des associations juives américaines. Il sera accompagné par plusieurs personnalités de la communauté juive de France, dont l'ancienne ministre Simone Veil et le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Roger Cukierman.
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