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    Israël est sur le pied de guerre à ses frontières - L’État hébreu tire des coups de semonce en Syrie

    Il s’agirait du premier incident depuis près de 40 ans dans le Golan

    12 novembre 2012 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités internationales
    La semaine dernière, un véhicule militaire israélien avait été endommagé par des balles perdues tirées depuis le secteur du plateau contrôlé par la Syrie.
    Photo: Agence France-Presse (photo) Menahem Kahana La semaine dernière, un véhicule militaire israélien avait été endommagé par des balles perdues tirées depuis le secteur du plateau contrôlé par la Syrie.
    Jérusalem — L’armée israélienne a tiré dimanche des coups de semonce en direction de la Syrie après la chute d’un obus de mortier syrien dans la partie du Golan occupée par Israël, premier incident du genre depuis près de 40 ans, selon des sources militaires israéliennes.

    En réaction à cette brusque montée de tension qui s’est produite après une série d’incidents ces dernières semaines, le ministre israélien de la Défense Éhoud Barak a averti qu’Israël réagirait « plus durement » en cas de nouveaux tirs syriens.


    « Un nouveau tir vers le territoire israélien provoquera une réaction plus dure, dont la Syrie paiera le prix », a prévenu M. Barak en expliquant dans un communiqué que le tir de sommation de dimanche devait être interprété comme « le signe qu’Israël ne tolérera pas de bombardements contre [son] territoire ».


    L’armée israélienne a pour sa part précisé qu’un « obus de mortier a touché un poste de l’armée israélienne sur le plateau du Golan près de la frontière israélo-syrienne, dans le cadre du conflit interne en Syrie. En réponse, les soldats israéliens ont tiré des coups de semonce en direction des zones syriennes ».


    Selon des sources militaires israéliennes, les artilleurs israéliens ont délibérément manqué la position syrienne.


    Le porte-parole en chef de l’armée, Yoav Mordechaï, a noté sur sa page Facebook que ce « tir de sommation » était le premier tir israélien contre la Syrie depuis la fin en 1974 des affrontements ayant suivi la guerre israélo-arabe du Kippour en octobre 1973.


    En septembre 2007, un raid aérien israélien, reconnu ensuite implicitement mais jamais officiellement revendiqué par Israël, avait cependant visé un objectif en Syrie, « un bâtiment militaire non utilisé » d’après Damas, un réacteur nucléaire selon les États-Unis.


    Outre les tirs de semonce, Israël a déposé une plainte auprès des forces de l’ONU stationnées sur le Golan, accompagnée d’un avertissement : « Les tirs émanant de Syrie vers Israël ne seront pas tolérés et notre réponse sera sévère ».


    « Nous suivons de près ce qui se passe à notre frontière avec la Syrie, et là-bas aussi nous sommes prêts à tout développement », avait auparavant affirmé le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, en Conseil des ministres.


    Les incidents sur le plateau du Golan se sont multipliés ces dernières semaines.


    Israël a récemment demandé au Conseil de sécurité de l’ONU d’agir après l’entrée, selon lui, de troupes syriennes dans la zone tampon sur le Golan, dénonçant « une dangereuse escalade qui pourrait avoir des implications importantes pour la sécurité et la stabilité de la région ».


    Trois obus de mortier venus de Syrie - apparemment « tirés par erreur lors de combats entre les différentes forces en présence en Syrie », selon l’armée - étaient déjà tombés jeudi sur le Golan sans faire ni victime ni dégâts. Et lundi, un véhicule militaire israélien avait été endommagé par des balles perdues tirées depuis le secteur du plateau contrôlé par la Syrie.


    Israël est officiellement en état de guerre avec la Syrie. Malgré l’occupation et l’annexion par Israël d’une partie du Golan syrien, que la communauté internationale n’a pas reconnue, les deux pays n’y ont pas connu d’affrontement notable depuis près de 40 ans.


    À la suite d’un accord conclu entre les deux pays en 1974, quelque 1200 membres non armés de la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) patrouillent dans la zone de séparation, d’une largeur de 3 à 6 km.

     
     
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