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    Israël est sur le pied de guerre à ses frontières - Flambée de violence à Gaza: Nétanyahou se dit «prêt à l’escalade»

    Des proches portaient dimanche le cercueil d’Ahmad Dardasawy, 18 ans, tué dans un bombardement israélien dans la bande de Gaza.
    Photo : Agence France-Presse (photo) Mohammed Abed Des proches portaient dimanche le cercueil d’Ahmad Dardasawy, 18 ans, tué dans un bombardement israélien dans la bande de Gaza.
    Jérusalem — Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou s’est déclaré dimanche « prêt à l’escalade » après une nouvelle flambée de violences le long de la frontière avec Gaza qui a fait six morts palestiniens et huit blessés israéliens, dont quatre soldats.

    « Le monde doit comprendre qu’Israël ne restera pas sans rien faire face aux tentatives de nous attaquer. Nous sommes prêts à l’escalade » en intensifiant nos actions, a averti M. Nétanyahou lors du conseil des ministres hebdomadaire.


    Le ministre pour la Défense passive Avi Dichter a déclaré à la radio publique qu’« Israël ne peut pas accepter l’existence entre son territoire et l’Égypte d’une entité terroriste où les armes s’accumulent et dont l’unique objectif est le terrorisme ».


    « À terme, vu la répétition des cycles de violence, nous devrons lancer une opération stratégique afin de rétablir notre force de dissuasion face aux groupes armés » dans la bande de Gaza, a-t-il promis.


    « Si cela continue, nous envisagerons des représailles beaucoup plus fortes et massives afin de protéger nos citoyens », a renchéri le ministre des Finances Youval Steinitz, un proche du premier ministre.


    Six Palestiniens, quatre civils et deux combattants, ont été tués et quatre soldats israéliens blessés dans une nouvelle flambée de violences samedi à Gaza qui a aussi fait 32 blessés palestiniens, selon une source médicale.


    Cette confrontation a débuté samedi après un tir de missile antichar contre une jeep de l’armée israélienne à la lisière de la bande de Gaza, qui a provoqué en représailles des tirs d’artillerie contre le territoire palestinien, suivis de lancements de roquettes contre le sud d’Israël.


    Dans un communiqué publié dimanche matin, les Brigades Al-Qods, branche armée du groupe radical Jihad islamique, ont revendiqué des dizaines de tirs de roquettes et d’obus de mortier contre Israël depuis samedi.


    Selon l’armée et la police israéliennes, près de 60 roquettes ont été tirées depuis samedi - dont 25 depuis minuit - par des combattants palestiniens, faisant quatre blessés légers dans le secteur de la ville de Sdérot (sud).


    Les cours ont été suspendus dimanche matin dans toutes les localités israéliennes limitrophes de la bande de Gaza. Une mesure similaire a été adoptée par les autorités du territoire palestinien dans cinq écoles proches de la ville de Gaza.


    Les médias israéliens se sont unanimement fait l’écho dimanche de crainte d’une escalade à la frontière avec Gaza.


    « Le temps est venu de frapper », titrait ainsi le quotidien gratuit pro-gouvernemental Israël Hayom, ajoutant que « la colère gronde parmi la population du sud d’Israël et la classe politique ».


    Même ton pour le journal Maariv (droite), selon lequel « le Hamas tente de profiter des élections en Israël [le 22 janvier] pour perpétrer des attentats ».


    Selon le Maariv, le Hamas, seul au pouvoir à Gaza depuis 2007, est convaincu que, confronté aux tirs de roquettes, M. Nétanyahou fera preuve de retenue pour ne pas être accusé par l’opposition d’orienter la campagne électorale sur les questions sécuritaires plutôt que sur les problèmes économiques et sociaux.


    « Danger, élections en vue », « chaque tir, chaque incident faisant des blessés israéliens rapproche Israël d’une opération militaire », met pour sa part en garde le quotidien de gauche Haaretz, tout en soulignant que M. Nétanyahou répugne à une telle éventualité.


    Également alarmiste, le quotidien populaire Yédiot Aharonot s’en prend à la politique sécuritaire du gouvernement envers de Gaza.

     
     
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