Manifestation de soutien au peuple syrien à Montréal
Kofi Annan dit cependant qu'il ne faut pas intervenir militairement en Syrie
Des centaines de personnes ont manifesté samedi après-midi, à Montréal, en solidarité avec le peuple syrien. Les organisateurs ont soutenu que depuis plus de 18 mois, le peuple syrien lutte afin d'obtenir sa liberté des mains d'un régime dictatorial qui a tué des milliers de personnes, y compris des enfants et des femmes.
Ils disaient souhaiter que cette manifestation, et d'autres qui se tenaient également dans d'autres pays, soit le point de départ d'une campagne internationale qui servira à mobiliser l'opinion publique et à mettre de la pression sur les gouvernements et les Nations unies pour intervenir.
Ils pressent également les Nations unies de d'assurer que l'aide humanitaire arrive sans entrave à ceux qui en ont besoin. Ils soulignent que plusieurs enfants syriens souffrent actuellement de détresse physique et psychologique.
Selon le Collectif syrien de Montréal, il y avait environ 220 personnes à cette manifestation ayant pris la forme d'un sit-in.
Brahimi veut un cessez le feu pour l'Aïd al-Adha
Par ailleurs, le médiateur des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a appelé ce samedi à Damas à une trêve à l'occasion des quatre jours de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha qui commence vendredi. Il a prévu de rencontrer dimanche le président syrien Bachar al-Assad.
Lakhdar Brahimi espère que ces quatre jours de silence entre les insurgés et les forces fidèles au régime ouvrent la voie à un cessez-le-feu plus long.
À la veille de sa rencontre prévue avec Bachar al-Assad, M. Brahimi a rencontré samedi le ministre des Affaires étrangères syrien Walid al-Moallem. Ils ont discuté «des circonstances objectives et rationnelles qui pourraient mettre fin à la violence des deux côtés», selon un communiqué du ministère, publié à l'issue de la rencontre, qui ne fait pas référence à la proposition de trêve de l'ONU.
Kofi Annan: il ne faut pas intervenir militairement
Pour sa part, l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a mis en garde contre une intervention militaire des grandes puissances en Syrie, affirmant qu'un tel coup de force serait voué à l'échec.
Dans une entrevue devant être diffusée dimanche à l'émission Fareed Zakaria GPS, sur les ondes de CNN, M. Annan a déclaré que la situation en Syrie était plus complexe qu'en Libye, et qu'une intervention militaire pourrait empirer les choses.
M. Annan a été l'envoyé spécial des Nations unies et de la Ligue arabe en Syrie jusqu'en août, lorsqu'il a démissionné après l'échec de son plan de paix. Cela a mené Paul Ryan, candidat républicain au poste de vice-président des États-Unis, à déclarer durant le débat avec son adversaire démocrate Joe Biden, que les États-Unis n'auraient pas dû attendre que M. Annan mette sur pied un accord de paix, et que ce délai avait permis au président syrien Bachar el-Assad d'obtenir un sursis.
Selon M. Annan, toutefois, M. Ryan «se trompe du tout au tout». Pour lui, aviver l'espoir du peuple syrien alors que d'autres pays hésitent toujours à intervenir complique la situation.
Ils disaient souhaiter que cette manifestation, et d'autres qui se tenaient également dans d'autres pays, soit le point de départ d'une campagne internationale qui servira à mobiliser l'opinion publique et à mettre de la pression sur les gouvernements et les Nations unies pour intervenir.
Ils pressent également les Nations unies de d'assurer que l'aide humanitaire arrive sans entrave à ceux qui en ont besoin. Ils soulignent que plusieurs enfants syriens souffrent actuellement de détresse physique et psychologique.
Selon le Collectif syrien de Montréal, il y avait environ 220 personnes à cette manifestation ayant pris la forme d'un sit-in.
Brahimi veut un cessez le feu pour l'Aïd al-Adha
Par ailleurs, le médiateur des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a appelé ce samedi à Damas à une trêve à l'occasion des quatre jours de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha qui commence vendredi. Il a prévu de rencontrer dimanche le président syrien Bachar al-Assad.
Lakhdar Brahimi espère que ces quatre jours de silence entre les insurgés et les forces fidèles au régime ouvrent la voie à un cessez-le-feu plus long.
À la veille de sa rencontre prévue avec Bachar al-Assad, M. Brahimi a rencontré samedi le ministre des Affaires étrangères syrien Walid al-Moallem. Ils ont discuté «des circonstances objectives et rationnelles qui pourraient mettre fin à la violence des deux côtés», selon un communiqué du ministère, publié à l'issue de la rencontre, qui ne fait pas référence à la proposition de trêve de l'ONU.
Kofi Annan: il ne faut pas intervenir militairement
Pour sa part, l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a mis en garde contre une intervention militaire des grandes puissances en Syrie, affirmant qu'un tel coup de force serait voué à l'échec.
Dans une entrevue devant être diffusée dimanche à l'émission Fareed Zakaria GPS, sur les ondes de CNN, M. Annan a déclaré que la situation en Syrie était plus complexe qu'en Libye, et qu'une intervention militaire pourrait empirer les choses.
M. Annan a été l'envoyé spécial des Nations unies et de la Ligue arabe en Syrie jusqu'en août, lorsqu'il a démissionné après l'échec de son plan de paix. Cela a mené Paul Ryan, candidat républicain au poste de vice-président des États-Unis, à déclarer durant le débat avec son adversaire démocrate Joe Biden, que les États-Unis n'auraient pas dû attendre que M. Annan mette sur pied un accord de paix, et que ce délai avait permis au président syrien Bachar el-Assad d'obtenir un sursis.
Selon M. Annan, toutefois, M. Ryan «se trompe du tout au tout». Pour lui, aviver l'espoir du peuple syrien alors que d'autres pays hésitent toujours à intervenir complique la situation.








