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Venezuela - Dernière ligne droite pour les candidats de la présidentielle

Le président vénézuélien, Hugo Chávez, et son principal adversaire à la présidentielle de dimanche, Henrique Capriles Radonski, ont entamé mercredi la dernière ligne droite de la campagne électorale qui s’achèvera jeudi soir.


M. Chávez, au pouvoir depuis 1999 et candidat à un troisième mandat, a poursuivi sa tournée marathon dans six États en trois jours à Maracay, dans l’État d’Aragua (nord), avant un déplacement prévu dans une autre grande ville industrielle, Valencia, dans l’État voisin de Carabobo. Jeudi, le président sortant, en tête dans les sondages, a prévu de participer à un meeting géant à Caracas avant la clôture officielle de la campagne à minuit. De son côté, M. Capriles s’est rendu mercredi dans l’État rural de Portuguesa et devait ensuite gagner Zulia, l’État pétrolier le plus peuplé du pays.


Par ailleurs, l’armée a commencé mercredi à acheminer le matériel électoral dans les bureaux de vote, a annoncé le général Wilmer Barrientos, chef des opérations de sécurisation du pays pour ce scrutin au cours duquel seront déployés quelque 139 000 soldats.


Près de 19 millions de Vénézuéliens seront appelés dimanche à arbitrer ce duel entre le socialiste Hugo Chávez, 58 ans, et son concurrent de droite de 40 ans. Quatre autres candidats issus de petits partis participent également au scrutin.


Pour tenter de prévenir d’éventuels troubles autour du scrutin, le port d’armes et la vente d’alcool seront interdits de vendredi à lundi sur décision du ministère de l’Intérieur.


La mission d’accompagnement de l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) pour la présidentielle a estimé mercredi que les conditions d’un scrutin transparent étaient réunies.


« Les deux conditions minimales qui garantissent une élection transparente sont réunies », a déclaré le chef de cette mission, l’ex-vice-président argentin Carlos Alvarez, en référence aux gages fournis sur la fiabilité des résultats issus du scrutin et les conditions de sécurité l’accompagnant. Selon lui, les candidats du gouvernement et de l’opposition ont manifesté leur confiance dans le système de vote électronique sélectionné ainsi que dans le déploiement sécuritaire prévu pour l’occasion.


Hugo Chávez et Henrique Capriles Radonski - investi par une trentaine de partis d’opposition - ont signé en juillet un accord les engageant tous deux à reconnaître les résultats du vote, qui seront annoncés par le Conseil national électoral (CNE). Toutefois, les deux camps s’accusent régulièrement de préparer des accusations de fraude et des projets de déstabilisation du pays en cas de défaite.


Contrairement à la présidentielle de 2006, l’Organisation des États américains (OEA) et l’Union européenne (UE) n’ont cette fois pas dépêché d’observateurs.

 
 
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