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Soutenir les rebelles aggrave la crise en Syrie, croit la Russie

New York — Le ministre russe des Affaires étrangères a critiqué, vendredi, les pays qui soutiennent les groupes combattant le président syrien Bachar al-Assad, estimant que cela «pousse la Syrie encore plus profondément dans un conflit fratricide».

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré devant l'Assemblée générale de l'ONU que le conflit en Syrie devait être résolu par un cessez-le-feu global, la libération des prisonniers et la distribution d'aide humanitaire. Il a affirmé que le nombre de crimes de guerre commis tant par les forces du régime que par les rebelles augmentait.

M. Lavrov a assuré que la Russie appuyait les efforts de l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, Lakhdar Brahimi.

«La Russie condamne avec force toutes les violences, peu importe d'où elles viennent, et est convaincue qu'il est toujours temps d'entreprendre des actions collectives, a-t-il dit. Les étapes concrètes pour surmonter la crise doivent commencer par un cessez-le-feu global, la libération des prisonniers et des otages et la distribution d'aide humanitaire. Cela permettra de créer les conditions pour lancer un dialogue entre Syriens.»

La Russie, le principal allié du régime syrien, a opposé son veto à trois projets de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU visant à imposer des sanctions au régime de Bachar el-Assad. La Chine a elle aussi opposé son veto à trois reprises.

M. Lavrov a condamné les sanctions unilétarales adoptées par certains pays en dehors du cadre du Conseil de sécurité.

«Depuis des années, les restrictions sur le commerce, l'économie et les finances imposées à Cuba par les États-Unis restent l'illustration de l'impact négatif des sanctions unilatérales», a-t-il dit. «La Russie, avec l'écrasante majorité des membres de la communauté internationale, appelle à la levée rapide de cet embargo, une relique de la guerre froide.»
 
 
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