Lakhdar Brahimi en Syrie - La crise s’aggrave, selon l’émissaire de l’ONU
À son arrivée à l’aéroport de Damas, Lakhdar Brahimi, qui a succédé le 1er septembre à Kofi Annan, démissionnaire, a qualifié de « sérieuse » la crise secouant la Syrie, ajoutant : « Je pense qu’elle s’aggrave », selon des propos rapportés par l’agence officielle Sana. « Je pense que tout le monde est d’accord pour souligner la nécessité d’arrêter l’effusion de sang […] et nous espérons que nous réussirons » dans cette mission, a-t-il dit. Brahimi doit aussi rencontrer Bachar al-Assad.
Il doit aussi s’entretenir jeudi avec le chef de la diplomatie, Walid Mouallem, et aura également des entretiens avec des membres de l’opposition de l’intérieur, tolérée par le régime, selon son porte-parole, Ahmad Fawzi.
« Nous sommes confiants : Lakhdar Brahimi est à même de comprendre les développements [de la crise] et la manière de régler les problèmes malgré les complications », a affirmé le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Meqdad.
Sur le terrain, à Alep, les rebelles continuaient d’opposer une forte résistance, malgré les bombardements incessants de leurs bastions par l’armée. En début d’après-midi, des hélicoptères de combat ont aussi longuement mitraillé certains quartiers. Selon des habitants, une bataille acharnée entre rebelles et soldats se déroulait autour de deux postes de police. Les insurgés les ont pris à l’aube avant que l’armée ne les contrôle de nouveau.
Un raid aérien a par ailleurs fait 11 morts dans un quartier de la métropole, l’OSDH diffusant une vidéo où des corps, la plupart ensanglantés et certains carbonisés, apparaissent posés dans des pick-up ou sur le trottoir. Sur l’autre grand front, dans Damas et sa région, les bombardements et les combats étaient incessants sur les poches de résistance rebelles.
À Sayeda Zeinab, sept personnes, qui seraient des membres de comités populaires pro-régime, ont été tuées dans des combats et par des obus qui se sont abattus à quelques centaines de mètres du mausolée vénéré par les chiites. Plusieurs localités près de la capitale étaient aussi violemment bombardées, détruisant des maisons.








