Les ambassades américaines au Caire et à Benghazi sont prises d'assaut
Le Caire, Égypte — Des manifestants, pour la plupart des islamistes ultraconservateurs, ont escaladé mardi les murs de l'enceinte de l'ambassade des États-Unis au Caire, pénétré dans la cour et amené le drapeau américain pour protester contre un film jugé insultant envers le prophète Mahomet.
Les protestataires ont remplacé les couleurs américaines par un drapeau noir. Ils ont essayé de déchirer le drapeau américain faute d'avoir réussi à le brûler. Selon des responsables de l'ambassade, aucun personnel de la représentation n'était alors présent dans le bâtiment.
Des centaines de personnes s'étaient massées devant la représentation diplomatique américaine pour protester contre le film qui, selon les médias égyptiens, a été produit récemment aux États-Unis. Des extraits disponibles sur le site de partage de vidéos en ligne YouTube montrent le prophète de l'Islam ayant des relations sexuelles et mettent en doute son rôle de porteur de la parole de Dieu.
Sur un immense étendard noir était écrite la profession de foi musulmane: «Il n'y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète.»
Le drapeau noir, similaire à une bannière utilisée par al-Qaïda, est utilisé fréquemment par des fondamentalistes dans la région.
«Réaction tout à fait normale»
En soirée, la manifestation avait pris de l'ampleur, avec des milliers de personnes se tenant devant l'ambassade.
Des dizaines de policiers antiémeute se sont alignés le long des murs de l'ambassade. Ils n'ont pas bloqué les protestataires qui ont continué à grimper le mur et à s'y tenir debout, en chantant. Mais il semble que ceux-ci ne se rendaient plus en soirée dans l'enceinte de l'ambassade.
Un jeune membre d'un mouvement ultraconservateur salafiste, Abdel-Hamid Ibrahim, a fait valoir qu'il s'agissait d'une «réaction tout à fait normale» face au traitement réservé au prophète Mahomet.
À Washington, le département d'État affirmait travailler avec les autorités égyptiennes pour tenter de rétablir l'ordre.
D'autres violences en Libye
Également, en Libye, des hommes armés ont pris d'assaut le consulat américain à Benghazi, dans une protestation contre la vidéo jugée offensante pour les musulmans.
Des témoins ont affirmé que l'attaque de mardi avait emporté la majeure partie du consulat dans les flammes. Dans ce cas aussi, le personnel avait quitté les lieux, selon le ministère de l'Intérieur à Benghazi.
Un fonctionnaire américain du consulat des États-Unis à Benghazi a été tué et un autre blessé, dans l’attaque mardi soir du consulat, a indiqué à l’AFP le vice-ministre libyen de l’Intérieur, Wanis al-Charef.
«Nous condamnons dans les termes les plus forts cette attaque contre notre mission diplomatique», a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine, Victoria Nuland.
Les protestataires ont remplacé les couleurs américaines par un drapeau noir. Ils ont essayé de déchirer le drapeau américain faute d'avoir réussi à le brûler. Selon des responsables de l'ambassade, aucun personnel de la représentation n'était alors présent dans le bâtiment.
Des centaines de personnes s'étaient massées devant la représentation diplomatique américaine pour protester contre le film qui, selon les médias égyptiens, a été produit récemment aux États-Unis. Des extraits disponibles sur le site de partage de vidéos en ligne YouTube montrent le prophète de l'Islam ayant des relations sexuelles et mettent en doute son rôle de porteur de la parole de Dieu.
Sur un immense étendard noir était écrite la profession de foi musulmane: «Il n'y a de Dieu que Dieu et Mahomet est son prophète.»
Le drapeau noir, similaire à une bannière utilisée par al-Qaïda, est utilisé fréquemment par des fondamentalistes dans la région.
«Réaction tout à fait normale»
En soirée, la manifestation avait pris de l'ampleur, avec des milliers de personnes se tenant devant l'ambassade.
Des dizaines de policiers antiémeute se sont alignés le long des murs de l'ambassade. Ils n'ont pas bloqué les protestataires qui ont continué à grimper le mur et à s'y tenir debout, en chantant. Mais il semble que ceux-ci ne se rendaient plus en soirée dans l'enceinte de l'ambassade.
Un jeune membre d'un mouvement ultraconservateur salafiste, Abdel-Hamid Ibrahim, a fait valoir qu'il s'agissait d'une «réaction tout à fait normale» face au traitement réservé au prophète Mahomet.
À Washington, le département d'État affirmait travailler avec les autorités égyptiennes pour tenter de rétablir l'ordre.
D'autres violences en Libye
Également, en Libye, des hommes armés ont pris d'assaut le consulat américain à Benghazi, dans une protestation contre la vidéo jugée offensante pour les musulmans.
Des témoins ont affirmé que l'attaque de mardi avait emporté la majeure partie du consulat dans les flammes. Dans ce cas aussi, le personnel avait quitté les lieux, selon le ministère de l'Intérieur à Benghazi.
Un fonctionnaire américain du consulat des États-Unis à Benghazi a été tué et un autre blessé, dans l’attaque mardi soir du consulat, a indiqué à l’AFP le vice-ministre libyen de l’Intérieur, Wanis al-Charef.
«Nous condamnons dans les termes les plus forts cette attaque contre notre mission diplomatique», a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine, Victoria Nuland.








