Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Iran - Sujets épineux au sommet des non-alignés

La crise syrienne placé l’Iran sur la défensive lors du sommet, en illustrant l’isolement de Téhéran dans son soutien inconditionnel au gouvernement du président Bachar al-Assad. Ici, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, et le premier ministre syrien, Waël al-Halaqi.
Photo : Agence France-Presse Behrouz Mehri La crise syrienne placé l’Iran sur la défensive lors du sommet, en illustrant l’isolement de Téhéran dans son soutien inconditionnel au gouvernement du président Bachar al-Assad. Ici, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, et le premier ministre syrien, Waël al-Halaqi.

Le sommet des non-alignés de Téhéran s’est achevé vendredi après deux jours d’échanges parfois conflictuels sur la question nucléaire et la crise syrienne, qui ont éclipsé les efforts iraniens pour obtenir son soutien face aux Occidentaux.


Les représentants des 120 pays membres devaient adopter en fin de journée un document réaffirmant sans surprise les positions traditionnelles de ce mouvement créé durant la guerre froide en réaction à l’hégémonie des grandes puissances : non-ingérence dans les affaires intérieures des États, « démocratisation » du Conseil de sécurité de l’ONU, condamnation des sanctions unilatérales, soutien à la création d’un État palestinien ou désarmement nucléaire.


En pointe sur tous ces sujets, l’Iran, qui va assurer la présidence du Mouvement des non-alignés pour trois ans, n’a pas caché son ambition d’en faire un outil dans sa lutte antioccidentale.


Bien que seuls une trentaine de chefs d’État ou de gouvernement aient fait le déplacement, Téhéran a présenté ce sommet comme une preuve de l’échec des efforts occidentaux pour l’isoler en raison de son programme nucléaire controversé. Mais le dossier nucléaire a malgré tout perturbé cette grand-messe.


Répondant aux critiques du guide suprême iranien Ali Khamenei contre la « dictature » du Conseil de sécurité de l’ONU qui a condamné et sanctionné l’Iran à plusieurs reprises, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a fermement demandé à Téhéran de respecter les résolutions du Conseil lui enjoignant notamment de cesser l’enrichissement d’uranium au coeur des inquiétudes internationales.


Faute de quoi une « spirale de violence » pourrait aboutir « rapidement » à un conflit militaire, a averti M. Ban, dénonçant les menaces israéliennes de frapper les sites nucléaires iraniens mais aussi la rhétorique belliqueuse « inacceptable » de l’Iran qui a menacé de détruire Israël s’il était attaqué.


L’avertissement du chef de l’ONU a été renforcé par la publication simultanée jeudi d’un nouveau rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) relevant que l’Iran avait doublé récemment la capacité de son site d’enrichissement nucléaire souterrain de Fordo, le seul considéré comme à l’abri de frappes militaires.


L’agence onusienne a également ravivé les doutes sur les objectifs nucléaires de Téhéran, accusé « d’entraver » ses efforts de vérification en procédant à un « nettoyage » du site militaire de Parchin, où elle a décelé des activités suspectes mais n’a toujours pas pu se rendre.


L’ayatollah Khamenei a toutefois réaffirmé que l’Iran ne cherchait pas à se doter de l’arme atomique et ne céderait rien sur ses « droits » nucléaires.


Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a rejeté de son côté vendredi les accusations de l’AIEA, qualifiées de « prétextes » pour justifier les sanctions contre l’Iran.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel