Marikana, cruel miroir sud-africain
Un dirigeant syndical qui refuse de quitter un Casspir, un camion blindé de la police sud-africaine, pour aller parler à des mineurs grévistes installés en face sur une colline : la scène s’est passée mercredi 15 août, la veille de la tuerie de la mine de Marikana, qui a fait 34 morts. Elle en disait long sur l’affaiblissement de l’Union nationale des mineurs (NUM), qui fut le fer de lance de la lutte contre les lois sur le travail imposées autrefois par le régime de l’apartheid. Et sur les relations troubles, pour ne pas dire incestueuses, entre le syndicat, le pouvoir et le patronat.
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