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Syrie - Combats dans le centre d’Alep près de symboles du pouvoir

Les rebelles ont affronté l’armée lundi près du tribunal militaire et du siège du parti Baas au pouvoir, symboles du régime de Bachar al-Assad au coeur de la ville stratégique d’Alep, en proie à de violents combats depuis un mois.

À Paris, le président français, François Hollande, a répété que toute solution politique en Syrie passait par le départ de Bachar al-Assad du pouvoir lors d’un entretien avec le nouveau médiateur international, Lakhdar Brahimi, qui avait, lui, déclaré la veille ne pouvoir encore prendre position sur ce sujet.


« Ce qu’il faut, c’est arrêter la guerre civile et ça ne va pas être simple », avait souligné sur France 24 le successeur désigné de Kofi Annan dont les propos ont été jugés « contraires à la réalité » par Damas.


« Ce qui se passe sur le terrain, ce sont des crimes terroristes qui visent le peuple syrien et qui sont perpétrés par des salafistes armés soutenus par des pays connus », a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères en récusant le terme de guerre civile.


Sur le terrain, la fête musulmane du Fitr, qui célèbre la fin du jeûne du ramadan, a été endeuillée par des combats meurtriers à Alep, mais aussi dans la capitale. Le président syrien y avait effectué la veille une rare apparition publique dans une mosquée. Au moins 101 personnes, dont 54 civils, 28 soldats et 19 rebelles ont été tuées lundi, selon un bilan provisoire de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).


Un mois jour pour jour après le début de la bataille d’Alep, les rebelles ont porté lundi les combats dans le centre-ville en affrontant l’armée près du tribunal militaire et du parti Baas, selon l’OSDH.


Un commandant de l’Armée syrienne libre a affirmé que les rebelles avaient « pénétré et pris contrôle » de secteurs centraux d’al-Tilal, Al Maadi et Jdaidé, près du quartier historique.


À Damas, des affrontements ont éclaté dans plusieurs quartiers de l’est et du sud, notamment Jobar et Tadamoun, selon l’OSDH. Les autorités avaient annoncé il y a plus d’un mois avoir repris le contrôle de Damas avant d’être démenties sur le terrain.


Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a estimé que le canal financier pouvait être une arme efficace pour étrangler le régime syrien, qui sera bientôt à court d’argent selon lui.


« Il a de moins en moins de réserves. On a compté qu’il n’en avait que pour quelques mois, sauf appui de la Russie et de l’Iran », a-t-il dit à la radio RTL.


Et alors que la recrudescence des bombardements dans le Nord pousse des milliers de personnes à fuir vers la Turquie, Ankara a prévenu que le pays, qui accueille 70 000 réfugiés, ne pourrait pas en accepter plus de 100 000.

 
 
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