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La Chine appelle à un cessez-le-feu - L’ONU met fin à sa mission en Syrie

Un rebelle tirait sur un hélicoptère de l’armée syrienne jeudi, à Alep.
Photo : Achilleas Zavillis Un rebelle tirait sur un hélicoptère de l’armée syrienne jeudi, à Alep.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a annoncé jeudi la fin de la mission des observateurs de l’ONU en Syrie, les grandes puissances étant incapables de s’entendre sur les mesures à prendre face à un conflit qui ne cesse de s’aggraver, alors que La Chine a appelait les parties en conflit à observer un cessez-le-feu et à accepter une médiation internationale.


« La mission se terminera dimanche à minuit », a dit à la presse Edmond Mulet, sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix.


L’ambassadeur de France à l’ONU, qui préside le conseil en août, a cependant ajouté qu’il existait « une volonté consensuelle du Conseil de maintenir une présence des Nations unies à Damas », après la fin de la mission, sous forme d’un bureau de liaison.


Ce sera un petit groupe de probablement 20 à 30 experts politiques, humanitaires et militaires, a-t-il précisé, ajoutant qu’il ne savait pas encore qui en serait le responsable, mais que le gouvernement syrien avait donné son accord à sa mise en place. Il a ajouté que le dernier observateur militaire de la mission quitterait la Syrie le 24 août.


De son côté, le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a dit à Bouthaina Chaaban, émissaire du président syrien Bachar al-Assad en visite en Chine, que « la Chine appelle le gouvernement syrien et toutes les parties concernées à établir rapidement un cessez-le-feu pour mettre fin à la violence et à entamer un dialogue politique ».


La Chine a prôné sans cesse une solution politique et diplomatique pour résoudre la crise en Syrie, et bloqué systématiquement au Conseil de sécurité de l’ONU, comme la Russie, les projets de résolution prévoyant des sanctions contre le régime de Damas.


La Russie, qui aurait souhaité que la mission d’observation en Syrie des Nations unies (MISNUS) se poursuive, a pour sa part demandé jeudi que les grandes puissances lancent avec l’Arabie saoudite et l’Iran un appel au gouvernement syrien et à l’opposition pour qu’ils mettent « fin à la violence le plus tôt possible ».


La MINUS comprenait à l’origine 300 membres non armés mais ses effectifs avaient progressivement été réduits en raison de l’intensification des combats qui avait obligé à suspendre leurs patrouilles à la mi-juin. Ils n’étaient plus jeudi que 101, plus 72 civils, selon M. Mulet.


Le Conseil avait passé une résolution le mois dernier, stipulant que la mission de la MISNUS ne pourrait être renouvelée s’il n’y avait pas de réduction de la violence des deux côtés.


De fait, le bilan ne cesse de s’alourdir. En 17 mois de conflit, plus de 23 000 personnes ont été tuées, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.


Et combats et bombardements ont continué à faire rage jeudi, après la suspension de la Syrie de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), les États musulmans condamnant la poursuite de violences qui suscitent la crainte d’une propagation au Liban voisin.


Les participants à la réunion du Conseil jeudi ont aussi discuté de qui pourrait remplacer Kofi Annan comme médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe. M. Annan doit quitter ses fonctions le 31 août. Le secrétaire général, Ban Ki-moon, peine à convaincre le successeur pressenti de M. Annan, l’Algérien Lakhdar Brahimi.

 
 
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