samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 09h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Proche-Orient - Qoreï ne veut pas s'engager sans garanties

Reuters   9 septembre 2003  Actualités internationales
«Je ne suis pas prêt pour l’échec. Je veux voir si la paix est possible ou non», a confié hier Ahmed Qoreï.
Photo : Agence Reuters
«Je ne suis pas prêt pour l’échec. Je veux voir si la paix est possible ou non», a confié hier Ahmed Qoreï.
Ramallah, Cisjordanie — Choisi comme premier ministre par Yasser Arafat, l'économiste Ahmed Qoreï a déclaré hier qu'il accepterait le poste s'il obtenait des garanties de soutien des États-Unis et de l'Europe ainsi que l'engagement d'Israël de relâcher sa pression militaire.

Son prédécesseur, Mahmoud Abbas, a démissionné samedi en accusant Arafat et Israël d'avoir entravé ses efforts de paix et les États-Unis de ne l'avoir pas suffisamment soutenu.

«Abou Ala [Qoreï] a dit qu'en principe il n'avait pas d'objection, mais il ne veut pas être confronté aux mêmes obstacles israéliens qu'Abou Mazen [Abbas]», a déclaré Nabil Abou Rdeinah, collaborateur d'Arafat, tandis que le président palestinien et Qoreï étaient réunis à Ramallah, en Cisjordanie.

L'Union européenne a rapidement apporté son appui à Qoreï, président du Conseil législatif (Parlement) palestinien et ancien négociateur des accords d'Oslo de 1993.

Mais les États-Unis se sont d'emblée montrés réservés, disant qu'ils devaient voir quels seraient les pouvoirs de Qoreï et ce qu'il ferait. Le secrétaire d'État Colin Powell a néanmoins déclaré à la presse s'attendre à ce que le poste soit confié à Qoreï.

«Quel que soit le nouveau premier ministre palestinien [...], nous espérons qu'il s'engagera dans la lutte contre le terrorisme et j'espère qu'il disposera de l'autorité politique, des forces de sécurité et des ressources financières nécessaires pour mener cette tâche à bien», a-t-il souligné à l'issue d'un entretien avec son homologue espagnole Ana Palacio.

Interrogé sur le délai qui sera accordé au nouveau chef du gouvernement pour faire ses preuves, un responsable du département d'État a répondu: «Nous discuterons avec nos interlocuteurs jusqu'à ce qu'ils démontrent leur totale incapacité à respecter leurs engagements.»

Richard Boucher, porte-parole du département d'État a en outre indiqué que Washington n'avait pas l'intention de dépêcher un représentant de haut rang au Proche-Orient dans l'immédiat. L'ambassadeur John Wolf se trouve dans la région pour tout le mois de septembre et Jeffrey Feltman, consul général des États-Unis à Jérusalem, a rencontré Qoreï peu avant que Yasser Arafat annonce au Comité exécutif de l'OLP (CEOLP) qu'il avait accepté sa proposition de succéder à M. Abbas.

«Le consul général en exercice Feltman a dit clairement ce que nous avons dit en public, ainsi qu'en privé, c'est à dire que le premier ministre doit agir sur la sécurité et que c'est pour l'instant notre préoccupation principale», a déclaré le porte-parole du département d'État Richard Boucher.

Dans un communiqué, l'Organisation sioniste d'Amérique a de son côté invité l'administration Bush à rejeter la nomination de Qoreï comme premier ministre.

Qoreï fixe ses conditions

Israël, qui exclut toute discussion avec un gouvernement palestinien contrôlé ou choisi par Arafat, a lui aussi fait savoir qu'il jugerait le nouveau premier ministre sur ses actes et non sur ses paroles.

«Israël attendra et jugera le premier ministre palestinien sur ses actes», a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères, Silvan Shalom, cité par une porte-parole de son ministère.

«Le gouvernement d'Israël ne travaillera qu'avec une Autorité palestinienne qui soit prête à prendre la décision stratégique de démanteler l'infrastructure du terrorisme», a-t-elle ajouté.

Le premier ministre israélien Ariel Sharon, en visite en Inde, n'a pas réagi dans l'immédiat.

Le ministre de la Santé, Danny Naveh, qui appartient au Likoud, tout comme Sharon, a estimé que la nomination de Qoreï ne permettrait pas de renouer le dialogue parce que «l'homme qui tire les ficelles et qui contrôle tout n'est autre que Yasser Arafat».

Ahmed Qoreï a tout le respect de l'Union européenne et peut compter sur le soutien des Quinze pour ce qui est des efforts de paix proche-orientaux, a fait savoir hier l'Union européenne. «C'est un homme qui croit en la paix avec Israël et a fait beaucoup pour. Par conséquent, il aura tout le soutien de l'Union européenne.»

Mais Ahmed Qoreï a affirmé qu'il entendait soupeser l'engagement des uns et des autres avant d'endosser l'habit de chef de gouvernement.

«Je ne suis pas encore premier ministre. Je veux voir avec les Américains quels types de garanties ils donneront. Je veux voir l'Europe, quels types de garanties et de soutien elle apportera. Je ne suis pas prêt pour l'échec. Je veux voir si la paix est possible ou non», a-t-il confié à Reuters.

Qoreï a en outre déclaré à la chaîne de télévision américaine CNN qu'il souhaitait qu'Israël s'engage à mettre un terme à ses raids et «assassinats ciblés» dans les zones palestiniennes et cesse de tenir Arafat en quarantaine à Ramallah, ce qui apparaît peu probable à l'heure actuelle.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Dépêches
éditoriaux
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012