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Le Caire mène des raids d’hélicoptères dans le Sinaï

La présence de l’Égypte dans le Sinaï est restreinte depuis 1979 par le traité avec Israël.
Photo : Agence France-Presse La présence de l’Égypte dans le Sinaï est restreinte depuis 1979 par le traité avec Israël.
Vingt activistes ont été tués hier matin dans des frappes menées à l’aube par des hélicoptères de l’armée égyptienne dans le Sinaï trois jours après la mort de 16 gardes-frontières dans une attaque attribuée à des islamistes extrémistes.

C’est la première fois depuis plusieurs décennies que l’armée égyptienne mène des frappes aériennes dans la péninsule du Sinaï, où sa présence est restreinte par le traité de paix signé en 1979 avec Israël.


L’attaque a visé le village de Toumah, dans le nord du Sinaï, après que des troupes se sont massées dans le secteur, à la frontière avec l’enclave palestinienne de Gaza.


Un haut responsable militaire dans le Sinaï a déclaré sous couvert de l’anonymat que 20 terroristes avaient été tués dans ces frappes menées par des hélicoptères Apache, lorsque la deuxième division d’infanterie a pris d’assaut Toumah.


D’autres responsables de la sécurité dans le nord du Sinaï ont fait part de frappes près de Cheikh Zouwayid, non loin du village.

 

Israël se réjouit


Dans la nuit, des assaillants non identifiés avaient attaqué des points de contrôle près de la ville d’al-Arish, sur la côte nord du Sinaï, où trois policiers ont été blessés, selon le ministère de l’Intérieur.


Israël, également visé par l’attaque de dimanche dernier, a souhaité le succès cette opération et salué les efforts menés par Le Caire pour reprendre en mains une région où l’insécurité a fortement progressé depuis la chute du président Hosni Moubarak en février 2011.


« La responsabilité du Sinaï relève de la seule Égypte, qui fait tout ce qui est dans son pouvoir pour lutter contre le terrorisme. Son succès permettra d’éviter des attentats terribles », a affirmé Amos Gilad, un haut responsable du ministère de la Défense.


Selon les médias israéliens, l’opération lancée par l’armée égyptienne est la plus importante menée depuis la guerre de 1973 (guerre du Kippour).


Vengeance


L’armée égyptienne avait promis lundi de venger les gardes-frontières décédés, qualifiant les assaillants de « terroristes » et affirmant qu’ils avaient été appuyés par des tirs de mortier depuis la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas.


Mardi, des soldats et des policiers égyptiens avaient mené des perquisitions, à la recherche de suspects, dans des maisons situées dans le secteur de l’attaque, selon des responsables de la sécurité.


L’Égypte a aussi fermé dimanche le terminal de Rafah, unique point de passage entre le territoire palestinien et le monde extérieur à ne pas être contrôlé par Israël.


L’armée égyptienne n’est que très faiblement présente dans le Sinaï en vertu de la démilitarisation prévue par les accords de 1979, qui ont permis sa restitution à l’Égypte.


L’armée égyptienne avait lancé à l’été 2011 une vaste offensive contre des groupes radicaux installés dans cette région.

 
 
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