Conflit syrien - Vers l’implosion
Dans la défection du premier ministre syrien Ryad Hijab, le point de chute choisi, du moins à court terme, a ceci d’intéressant qu’il est très riche en enseignements. En effet, à la différence des gradés qui ont eux aussi plié armes et bagages depuis le début de l’insurrection, Hijab n’a pas emprunté la route qui mène en Turquie ou à Paris, mais bien celle qui conduit à l’un des deux principaux bailleurs de fonds des rebelles, soit le Qatar, l’autre étant l’Arabie saoudite. Cette défection a par ailleurs ceci de singulier qu’elle a eu lieu deux jours seulement après que Kofi Annan a démissionné de son poste d’envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe en arguant, non sans raison, que son mandat rimait avec mission impossible. Bref, de complexe, le dossier s’est mué rapidement en dossier très « compliqué-complexe ».
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