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De violents combats se poursuivent à Alep

Beyrouth - Pour la quatrième journée consécutive, la ville d’Alep a été le théâtre de violents combats entre les rebelles et l’armée syrienne, ont déclaré les autorités et des militants de l’opposition.


Les combats se sont intensifiés avec l’intervention des hélicoptères de l’armée, d’après des résidants et des opposants.


«C’est une vraie zone de guerre ici, il y a des batailles de rues dans une grande partie de la ville, a déclaré un militant de l’opposition présent à Alep, Mohammed Saïd, joint par téléphone. Alep a rejoint Homs, Hama et d’autres villes révolutionnaires.»


Selon l’agence de presse officielle SANA, les forces gouvernementales affrontent les insurgés dans les quartiers Saladin et Soukkari. L’armée a infligé de lourdes pertes aux rebelles, affirme SANA.


D’après l’Observatoire syrien des droits de l’homme, de violents combats, ainsi que des bombardements des forces syriennes, ont eu lieu après minuit dans plusieurs quartiers d’Alep qui avaient été épargnés jusqu’à maintenant. Les affrontements se sont étendus dans le nord-est de la ville, à Hanano, dans certaines zones du centre-ville, ainsi que dans le sud, à Firdous.


Dans certaines parties de la capitale économique syrienne, des citoyens ont manifesté pour appeler à la chute du régime.


Dimanche, une nouvelle alliance de l’insurrection affirmant s’appeler la «Brigade de l’unification» a annoncé une opération en vue de «marcher» sur Alep. Pour l’instant, les insurgés, dépassés en nombre et en équipement par l’armée, n’ont pas pu garder longtemps le contrôle de quartiers dont il s’étaient emparés, mais ils opposent une violente résistance, d’après l’opposition.


L’armée syrienne a eu recours à des hélicoptères d’attaque pour pilonner les insurgés, tandis que des avions de chasse survolaient le secteur pour tenter de les effrayer, selon des témoins.


«C’est la pire journée de combats à Alep jusqu’à présent», a affirmé un habitant du quartier Zahra, qui a réclamé l’anonymat par peur de représailles.


Après l’attentat de la semaine dernière à Damas qui a tué quatre hauts responsables de la sécurité nationale, le président Bachar el-Assad a nommé cinq nouveaux responsables pour les remplacer. Les personnalités choisies par le président étaient déjà de hauts responsables du régime, signe que la position du gouvernement face à l’opposition ne devrait pas changer.

 
 
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