Syrie: quatrième jour de combats à Alep, les rebelles délogés de Damas
Beyrouth — Des avions de combat ont provoqué des détonations supersoniques et des hélicoptères d'attaque ont mitraillé les rebelles aujourd'hui dans deux quartiers d'Alep, la plus grande ville de Syrie. Plus au sud, des troupes au sol ont quadrillé la capitale après en avoir presque entièrement délogé les rebelles.
Après une série de revers, les forces du président Bachar al-Assad semblent renforcer leur emprise sur Alep et Damas, sachant que la chute des deux plus importantes villes du pays risque de provoquer celle du régime.
Alep et Damas, où vivent plus du tiers des 22 millions de Syriens, ont été largement épargnées par les violences qui touchent le reste du pays depuis le début du soulèvement contre le régime, il y a 16 mois.
Les forces gouvernementales semblaient avoir repris le contrôle de la capitale aujourd'hui. Des militants ont rapporté des tirs d'artillerie et des affrontements sporadiques entre soldats et rebelles dans la ville et en périphérie, tout en admettant que la plupart des rebelles s'étaient retirés.
«Ils ont dû se retirer parce qu'ils manquent de munitions et d'organisation, parce que le régime est plus fort et parce qu'ils ne veulent pas blesser les civils», a déclaré un militant de Damas, Mohammed Saïd, joint par Skype.
Les combats à Damas ont été particulièrement violents hier. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, sur les 150 personnes tuées à travers le pays hier, environ le tiers ont péri dans la capitale.
Des vidéos amateurs mises en ligne aujourd'hui montrent des édifices réduits en ruines par les tirs d'obus des forces gouvernementales, des hélicoptères volant à basse altitude et des colonnes de fumée s'élevant dans le ciel. D'autres vidéos montrent des chars dans les rues et des dizaines de soldats quadrillant les zones auparavant tenues par les rebelles.
Pendant que les forces du régime reprenaient le contrôle de Damas, les rebelles du nord du pays ont lancé un assaut sur Alep au cours du week-end. Ils ont investi des quartiers du sud et du nord-est de la ville et ont détruit au moins trois chars des forces gouvernementales.
Les combats se sont amplifiés aujourd'hui en débordant dans deux quartiers adjacents à la vieille ville historique et dans d'autres secteurs, selon des militants.
Les forces gouvernementales ont répliqué par des tirs d'artillerie et en poursuivant les rebelles avec des hélicoptères d'attaque. Des résidants ont aussi rapporté que des avions de combat avaient survolé la ville en franchissant le mur du son, provoquant des détonations supersoniques dans une démonstration de force.
«C'est le pire jour de combats à Alep jusqu'à maintenant, mais je ne peux pas dire ce qui se passe sur le terrain ni qui contrôle la situation», a déclaré un écrivain de la ville, qui a réclamé l'anonymat par crainte de représailles. «C'est mauvais, parce qu'à la fin, ce sont les civils qui vont en payer le prix.»à
Les détenus de la prison d'Alep se sont révoltés durant la nuit. Selon des militants, les forces gouvernementales ont abattu au moins huit d'entre eux. Les autorités ont aussi réprimé une autre révolte dans une prison de la ville de Homs, en ayant recours aux gaz lacrymogènes et à des balles réelles.
Au moins 110 personnes ont été tuées aujourd'hui en Syrie, dont au moins 26 dans la province d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
Après une série de revers, les forces du président Bachar al-Assad semblent renforcer leur emprise sur Alep et Damas, sachant que la chute des deux plus importantes villes du pays risque de provoquer celle du régime.
Alep et Damas, où vivent plus du tiers des 22 millions de Syriens, ont été largement épargnées par les violences qui touchent le reste du pays depuis le début du soulèvement contre le régime, il y a 16 mois.
Les forces gouvernementales semblaient avoir repris le contrôle de la capitale aujourd'hui. Des militants ont rapporté des tirs d'artillerie et des affrontements sporadiques entre soldats et rebelles dans la ville et en périphérie, tout en admettant que la plupart des rebelles s'étaient retirés.
«Ils ont dû se retirer parce qu'ils manquent de munitions et d'organisation, parce que le régime est plus fort et parce qu'ils ne veulent pas blesser les civils», a déclaré un militant de Damas, Mohammed Saïd, joint par Skype.
Les combats à Damas ont été particulièrement violents hier. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, sur les 150 personnes tuées à travers le pays hier, environ le tiers ont péri dans la capitale.
Des vidéos amateurs mises en ligne aujourd'hui montrent des édifices réduits en ruines par les tirs d'obus des forces gouvernementales, des hélicoptères volant à basse altitude et des colonnes de fumée s'élevant dans le ciel. D'autres vidéos montrent des chars dans les rues et des dizaines de soldats quadrillant les zones auparavant tenues par les rebelles.
Pendant que les forces du régime reprenaient le contrôle de Damas, les rebelles du nord du pays ont lancé un assaut sur Alep au cours du week-end. Ils ont investi des quartiers du sud et du nord-est de la ville et ont détruit au moins trois chars des forces gouvernementales.
Les combats se sont amplifiés aujourd'hui en débordant dans deux quartiers adjacents à la vieille ville historique et dans d'autres secteurs, selon des militants.
Les forces gouvernementales ont répliqué par des tirs d'artillerie et en poursuivant les rebelles avec des hélicoptères d'attaque. Des résidants ont aussi rapporté que des avions de combat avaient survolé la ville en franchissant le mur du son, provoquant des détonations supersoniques dans une démonstration de force.
«C'est le pire jour de combats à Alep jusqu'à maintenant, mais je ne peux pas dire ce qui se passe sur le terrain ni qui contrôle la situation», a déclaré un écrivain de la ville, qui a réclamé l'anonymat par crainte de représailles. «C'est mauvais, parce qu'à la fin, ce sont les civils qui vont en payer le prix.»à
Les détenus de la prison d'Alep se sont révoltés durant la nuit. Selon des militants, les forces gouvernementales ont abattu au moins huit d'entre eux. Les autorités ont aussi réprimé une autre révolte dans une prison de la ville de Homs, en ayant recours aux gaz lacrymogènes et à des balles réelles.
Au moins 110 personnes ont été tuées aujourd'hui en Syrie, dont au moins 26 dans la province d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.








