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L’Égypte «appartient à tous les Égyptiens et non pas à un seul groupe»

La secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, s’est entretenue hier au Caire avec de hauts responsables militaires égyptiens, dont le chef du Conseil suprême des forces armées, Hussein Tantaoui (premier plan), après avoir apporté son « soutien ferme » à la transition du pays vers la démocratie.
Photo : Associated Press La secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, s’est entretenue hier au Caire avec de hauts responsables militaires égyptiens, dont le chef du Conseil suprême des forces armées, Hussein Tantaoui (premier plan), après avoir apporté son « soutien ferme » à la transition du pays vers la démocratie.

Le Caire - Le chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) a affirmé hier que les militaires ne laisseraient « aucun groupe » dominer l’Égypte, au moment où une épreuve de force oppose le nouveau président islamiste à l’armée.


« L’Égypte ne tombera pas. Elle appartient à tous les Égyptiens et non pas à un seul groupe », a déclaré le maréchal Hussein Tantaoui, dans une allusion aux Frères musulmans, rivaux historiques des militaires qui dominent le système politique depuis la chute de la monarchie en 1952.


L’Armée et le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, sont à couteaux tirés depuis que le CSFA s’est attribué le pouvoir législatif à la mi-juin, après que la Haute cour constitutionnelle (HCC) a invalidé l’Assemblée en raison d’une irrégularité dans la loi électorale.


Le chef du CFSA - à qui le président déchu Hosni Moubarak avait remis le pouvoir après avoir été chassé en février 2011 par une révolte populaire - a fait ce commentaire quelques heures après avoir eu des entretiens au Caire avec la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, qui avait apporté son « soutien ferme » à la transition du pays vers la démocratie.


« Ils ont parlé de la transition politique et du dialogue en cours entre le CSFA et le président Morsi », a déclaré un responsable du département d’État.


Mme Clinton avait précisé, la veille, qu’elle évoquerait avec le maréchal Tantaoui la nécessité de travailler à ce que les militaires reviennent à un rôle limité à la « sécurité nationale ».


À l’issue de son entretien samedi avec le président Mohamed Morsi, la secrétaire d’État américaine a réaffirmé le « ferme soutien » des États-Unis à la transition démocratique en Égypte. À ses yeux, il est « très clair que les Égyptiens se trouvaient au milieu de négociations complexes à propos de la transition », en particulier autour du Parlement, de la future Constitution et des pouvoirs du président.


Mme Clinton a également discuté de l’aide américaine à l’économie égyptienne en berne.


Samedi, plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant l’ambassade américaine au Caire pour dénoncer «l’ingérence américaine dans les affaires intérieures» égyptiennes, selon l’agence officielle Mena.

 
 
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