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Sept milliards d’humains - S’oublier en ville pour sa famille restée au village

Hamidou cire les chaussures de clients du Novotel de Dakar depuis 12 ans.
Photo : Monique Durand Hamidou cire les chaussures de clients du Novotel de Dakar depuis 12 ans.
Nous sommes désormais sept milliards sur Terre. Partout les humains se ressemblent, ils apportent leur petite pierre au monde et composent le chant de notre humanité. Notre collaboratrice Monique Durand propose cet été une série de rencontres survenues au cours de ses voyages, ici et ailleurs. Aujourd’hui, Hamidou de Guédiawaye.
Six jours par semaine, Hamidou prend le train à l’aube. Il quitte Guédiawaye, une commune en bordure de la mer située à une soixantaine de kilomètres de la capitale sénégalaise. Quand il arrive à destination, l’habituelle fourmilière de Dakar n’est encore qu’une épave endormie où circule une nuée de vieux taxis déglingués noir et jaune. Quelques marchands sont déjà attelés à préparer leur étal. Hamidou, début de la trentaine, s’ébroue lentement de sa nuit moite.
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