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Les Mongols élisent leurs députés

Les Mongols ont voté hier pour élire leurs futurs députés au « grand Khoural » et départager deux partis politiques qui ont chacun promis une meilleure répartition des ressources dans ce pays encore pauvre, mais en plein boum minier. Ce scrutin parlementaire est capital pour la Mongolie : le parti vainqueur formera le gouvernement qui devra superviser des appels d’offre pour d’énormes projets miniers et d’infrastructures.

Le Parti démocrate (opposition) a été donné en tête par un sondage sur les intentions de vote pour le grand Khoural, le parlement mongol et ses 76 sièges seulement, devant le Parti populaire de Mongolie, au pouvoir (MPP).


Une coalition entre le Parti révolutionnaire du peuple mongol (MPRP) de l’ancien président Nambar Enkhbayar, accusé de corruption, et un autre parti obtiendrait la troisième place. Le MPP et le Parti démocrate dominent la vie politique et ont gouverné ensemble durant une bonne partie de la dernière décennie.


« Les revenus miniers arrivent en Mongolie, mais pas pour nous, juste pour les hommes politiques », se plaint, amer, Baasandorj, un chauffeur routier de 52 ans. Il vient de voter dans l’un de ces quartiers décrépits de yourtes — les tentes des nomades — où s’entasse plus de la la moitié des habitants de la capitale, Oulan Bator. « La vie en Mongolie ces temps-ci est très difficile. La plupart des gens ne peuvent acheter ni nourriture, ni vêtements. Mais les riches offrent à leurs enfants des choses très chères. »


Ce pays, enclavé entre la Russie et la Chine est parvenu ces dernières années à attirer des investisseurs grâce à ses colossales réserves de charbon, de cuivre et d’or, et à une législation libérale. Le résultat a été spectaculaire, la Mongolie affichant une croissance de 17,3 % en 2011, contre 6,4 % en 2010. L’an dernier, l’investissement étranger a quadruplé à 4 milliards d’euros, mais cette manne n’a profité qu’à une faible minorité des 2,8 millions de Mongols tandis que des fortunes colossales s’édifiaient.

 
 
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