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La Birmanie promet la justice aux victimes des violences religieuses

Un haut responsable birman a promis de poursuivre en justice les auteurs des violences entre communautés musulmane et bouddhiste dans l’ouest de la Birmanie, tandis que les secours se portaient hier vers les milliers de déplacés.


Le gouvernement « assignera en justice et poursuivra les fauteurs de troubles, sans parti pris », a déclaré le général Thein Htay, ministre des Affaires frontalières et du Développement industriel.


« Le gouvernement […] va restaurer la stabilité aussi vite que possible », a-t-il ajouté après une visite dans la zone ravagée, a rapporté le journal d’État, New Light of Myanmar.


Selon la presse d’État, plus de 30 000 personnes - des bouddhistes de la minorité ethnique rakhine et des musulmans de la minorité apatride des Rohingyas - ont fui leurs maisons, mises à feu et détruites lors des émeutes qui ont ravagé État Rakhine, situé dans l’ouest de la Birmanie.


Les violences ont fait en 10 jours des dizaines de morts - près de 40 selon les chiffres officiels mais les Rohingyas évoquent un bilan plus lourd, que l’AFP n’a pu vérifier.


Les Nations unies ont prévenu des « difficultés immenses » qu’affrontent les milliers de familles déplacées, alors que la mousson a démarré. Du riz, de l’eau et des abris sont apportés dans la capitale de l’État, Sittwe, mais l’inquiétude grandit quant au sort des zones plus reculées.


Des ONG et des donneurs locaux ont rejoint l’armée pour distribuer les produits de première nécessité, a indiqué un responsable de l’État de Rakhine.


« De la nourriture est distribuée aux déplacés », a déclaré à l’AFP Thar Lu Chay, un ministre de cet État, précisant que la branche de l’ONU de secours aux réfugiés fait partie de ceux qui distribuent du riz.


En Birmanie, les 800 000 Rohingyas, apatrides, confinés dans le nord de l’État Rakhine, ne font pas partie des minorités ethniques reconnues par le pouvoir et par beaucoup de Birmans. Ils sont considérés par l’ONU comme une des minorités les plus persécutées de la planète.

 
 
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