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    Dissolution du Parlement égyptien: les Frères musulmans condamnent, mais n'appellent pas à manifester

    Le Caire – Les Frères musulmans ont condamné aujourd'hui la décision la veille de la Cour suprême constitutionnelle égyptienne de dissoudre le Parlement élu il y a six mois, soulignant que ce jugement «balayait» les progrès acquis depuis la chute de l'ancien président Hosni Moubarak en février 2011. Ils n'ont toutefois pas appelé à manifester, mais invité, à la veille du second tour de l'élection présidentielle, les électeurs à battre le candidat de l'«ancien régime», Ahmed Shafiq.

    Hier, la haute instance égyptienne a dissous le Parlement, estimant que la loi encadrant les élections législatives était anticonstitutionnelle. La dissolution du Parlement, où les Frères musulmans détenaient près de la moitié des sièges de députés, a entrainé la suppression de l'Assemblée constituante.

    D'autre part, la Cour suprême a invalidé la loi qui interdisait aux figures du régime Moubarak de briguer un mandat, ce qui permet au dernier Premier ministre d'Hosni Moubarak, Ahmed Shafiq, de participer au deuxième tour de la présidentielle demain et dimanche contre le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi.

    Les progrès en vue d'une transition démocratique et du transfert du pouvoir aux civils sont «balayés et renversés», ont déploré aujourd'hui dans un communiqué les Frères musulmans. L'Égypte, ont-ils ajouté, se retrouve aujourd'hui «dans une situation encore plus dangereuse que dans les derniers jours du régime de Moubarak».

    Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui gouverne l'Égypte depuis la chute de Moubarak et avait promis de céder le pouvoir à un gouvernement civil d'ici le 1er juillet, a maintenu le scrutin présidentiel des 16 et 17 juin.

    Plutôt que d'appeler à manifester contre ce que des responsables de l'opposition qualifient de «coup d'État institutionnel», les Frères musulmans ont invité les électeurs à «isoler le représentant de l'ancien régime [Ahmed Shafiq] par l'intermédiaire des urnes» et à voter pour Mohammed Morsi.

    M. Morsi se refuse également à parler de coup d'État contre la révolution égyptienne. «Nous allons aux urnes dire non aux perdants, aux assassins, aux criminels», a-t-il affirmé jeudi soir.

    À Alexandrie, dans le nord du pays, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés vendredi pour protester contre la candidature d'Ahmed Shafiq. «La révolution continue», «À bas le régime militaire», ont-ils notamment scandé.

    Par Aya Batrawy
     
     
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