Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

Stanstead - Encore Redevelopment met en veilleuse son projet d’éoliennes

Invoquant des « coûts trop élevés pour [le] défendre », Encore Redevelopment met en veilleuse son projet d’éoliennes de 130 mètres de hauteur, à Derby Line, au Vermont, mais à un jet de pierre de résidences canadiennes.

La compagnie, dont le siège social est basé à Burlington, a retiré vendredi dernier la demande d’autorisation qu’elle avait déposée devant le Vermont Public Service Board.


Encore Redevelopment tire une croix sur le premier volet de son projet d’éolienne, le plus controversé, consistant à ériger une éolienne sur la butte des Contrebandiers (Smugglers Hill), à moins de 250 mètres de la frontière canado-américaine.


La société compte toutefois relancer le deuxième volet de son projet visant à installer une éolienne à la ferme Davis, sise à environ un demi-kilomètre de la municipalité de Stanstead. Pour ce faire, elle devra obtenir le feu vert du Vermont Public Service Board devant laquelle elle compte soumettre une nouvelle version de son projet dès le printemps 2013.


Encore Redevelopment expli-que avoir fait marche arrière en raison de « la controverse [semée par] un petit groupe d’opposants et des organisations tentant de mettre en échec la politique éner-gétique du Vermont [ainsi que] les Vermontois qui soutiennent le développement d’une énergie propre et sécuritaire ».


Plusieurs voix se sont élevées au cours des dernières semaines des deux côtés de la frontière afin de dénoncer ce projet de deux éoliennes notamment parce que les sites retenus par Encore Redevelopment sont situés à tout au plus 500 mètres de certaines résidences.


Encore Redevelopment a « entendu raison » face à la « mobilisation citoyenne » ainsi qu’aux « nombreuses démarches politiques auprès des autorités canadiennes et américaines », s’est réjoui le député fédéral de Compton-Stanstead, Jean Rousseau.


« On ne crie pas victoire », a pour sa part affirmé l’opposant au projet Jean-François Nadeau. Le directeur des pages culturelles du Devoir déplore que la compagnie lorgne les terrains de la ferme Davis. « Ils promettent de relancer le projet l’année prochaine sous une nouvelle forme. Les gens sont plus inquiets que jamais. »


Le maire de Stanstead, Philippe Dutil, exprimera l’opposition de ses citoyens à la Vermont Public Service Board. « Entre-temps, on espère que la compagnie va abandonner son projet complètement », a-t-il déclaré, rappelant que le moulin à vent de 130 mètres, éventuellement érigé sur la ferme Davis, obstruerait « une des plus belles vues » de la région.


« Il va y avoir des effets qui vont être perceptibles », a ajouté Jean-François Nadeau, citant en exemple le bruit et l’effet stroboscopique provoqués par la rotation des pales. « Dès qu’une pale passe devant le soleil, c’est comme si quelqu’un fermait la lumière. »

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel